Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

EyeBrain mise sur le crowdfunding pour financer son dispositif de diagnostic des maladies neurologiques

En passant par la plateforme de financement participatif en capital Anaxago, EyeBrain a réussi à lever plus que prévu. Avec les 1,3 million d’euros collectés, la start-up compte poursuivre les tests cliniques et se développer en Europe.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

EyeBrain mise sur le crowdfunding pour financer son dispositif de diagnostic des maladies neurologiques
EyeBrain mise sur le crowdfunding pour financer son dispositif de diagnostic des maladies neurologiques © Capture d'écran

La foule a été séduite par le dispositif d’aide au diagnostic de maladies neurologiques ou psychiatriques d’EyeBrain. La jeune société, basée à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), a réussi à lever 1,3 million d’euros sur la plateforme de financement participatif Anaxago.

"On visait une collecte comprise entre 800 000 et 1,2 million d’euros, on a obtenu 1,3 million d’euros !", se réjouit Serge Kinkingnéhun, le fondateur et PDG d’EyeBrain. Le Fonds régional de co-investissement d’Ile-de-France (FRCI) a également participé à l’opération, ainsi que les actionnaires historiques de la société.

EyeBrain en chiffres

Chiffre d’affaires : 400 000 euros

Effectif : 13 personnes

Montant de la levée de fonds : 1,3 million d’euros

Investisseurs : particuliers via la plate-forme de financement participatif Anaxago, Fonds régional de co-investissement d’Ile-de-France

Secteur : medtech

 

Ils était osé de tenter de susciter l’engouement des internautes sur un dispositif médical. Mais l’équipe a misé sur une plateforme de financement participatif car cela permet d’améliorer la notoriété de la jeune société, de faire connaître sa solution de diagnostic auprès du grand public et d’inciter les médecins à s’équiper.

Une aide au diagnostic

EyeBrain, créée en 2008, a mis au point un outil permettant de suivre les mouvements des yeux du patient et de les analyser. "Toutes les régions du cerveau sont impliquées dans les mouvements des yeux", explique Serge Kinkingnéhun. La technologie d’EyeBrain enregistre ces mouvements avec une caméra haute fréquence, en déduit des paramètres, par exemple la vitesse de réaction, et les compare avec des normes. L’analyse des résultats permet de tester la fonctionnalité de certaines régions du cerveau et d’accélérer le diagnostic du neurologue.

"Toutes les maladies neurologiques ou psychiatriques vont perturber le mouvement des yeux, et chacune de manière différente", explique le fondateur. Pour le moment, la solution d’EyeBrain peut être utilisée pour trois types de pathologies, les syndromes parkinsoniens, la sclérose en plaque et certaines formes de dyslexie. "Pour chaque, nous proposons des jeux de tests, des analyses spécifiques et la possibilité d’en tirer un bilan", reprend-il.

De nombreuses possibilités de croissance

Mais EyeBrain compte développer des aides au diagnostic pour d’autres types de maladies, afin d’assurer la croissance de ses ventes. "Nous avons des études cliniques en cours sur d’autres pathologies, souligne Serge Kinkingnéhun. Nous allons bientôt sortir une nouvelle application pour les enfants hyperactifs."

Déjà 30% des centres hospitaliers universitaires sont équipés de la machine d’EyeBrain, selon le dirigeant, qui compte désormais équiper aussi certains cabinets de médecins spécialistes, comme les orthoptistes. La levée de fonds réalisée sur Anaxago va également lui permettre de commencer à vendre hors de France, le Royaume-Uni, la Suisse et la Belgique étant les premiers pays cibles de la start-up.

En parallèle, EyeBrain mène une étude de marché aux Etats-Unis en vue d’une implantation prochaine. "Une nouvelle levée de fonds sera alors nécessaire si on se décide, notamment parce qu’il faudra obtenir l’autorisation de mise sur le marché de la FDA (Food and drug administration)", confie Serge Kinkingnéhun. Une décision qui devrait être prise dans le courant de l'année 2015.

Arnaud Dumas

L’argument convaincant

EyeBrain affirme pouvoir apporter une information plus objective au médecin sur les tests oculaires. Le dispositif exige un nouveau développement pour chaque maladie prise en compte, assurant un potentiel de croissance pour la société.

 

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

1 commentaire

Jean-Pierre CANOT
08/02/2015 10h21 - Jean-Pierre CANOT

Quand on est incapable de traiter un problème avec des solutions simples qui ont fait leurs preuves, on invente des mots nouveaux, en langue anglaise ou en Globish si possible. Voilà donc le CROWDFUNDING ou financement par la populace! Personne ne s’est aperçu qu’il s’agit de la toute première étape d’un modèle millénaire, déjà connu à Babylone et qui a permis il y a plus de cent ans à notre agriculture de connaître le développement que l’on sait. Mais pour être poli tout le monde s’en fout, et plutôt que d’exiger que les banques jouent correctement leur rôle, ou de remettre à l’honneur le modèle coopératif et mutualiste abandonné même par la plupart de ceux qui en portent encore le nom, on préfère réinventer la toute première étape de ce modèle dont il ne sortira rien tant que l’on ne sera pas capable de la dépasser. Le drame est que les échecs répétés de l’Aide Publique au Développement où l’on a englouti en vain depuis des décennies des sommes énormes, tiennent à ce refus systématique de remettre à l’honneur un modèle sans égal, mais que des inconscients incompétents ont décidé de déclarer ringard. « C'est quelque chose qui marche assez bien dans la musique », disait sans rire, Fleur Pellerin , bien sûr puisque c’est du pipeau ! Chacun sait que la musique est avec les activités de pompes funèbres un élément d’avenir de la croissance les deux étant prises en compte dans le PIB . C’est ce genre de gamineries qui nous enfonce de plus en plus dans la crise ! Lamentable !

Répondre au commentaire | Signaler un abus

 
media