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Facebook promet d'investir au moins un milliard de dollars dans "l'industrie de l'information"

Après plusieurs semaines de tensions avec le gouvernement australien et le blocage temporaire du partage d'actualités sur son réseau social, Facebook a annoncé une enveloppe d'un milliard de dollars destinée à l'industrie de l'information. Cette somme va servir à rémunérer les éditeurs de presse pour la reprise de leurs contenus via Facebook News, une plateforme de gestion des contenus journalistiques.
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Facebook promet d'investir au moins un milliard de dollars dans l'industrie de l'information
Facebook promet d'investir au moins un milliard de dollars dans "l'industrie de l'information"

Facebook s'est engagé ce mercredi 24 février à investir au moins un milliard de dollars dans l'industrie de l'information (c'est-à-dire la presse) au cours des trois prochaines années. Cette somme s'ajoute aux 600 millions de dollars mis sur la table depuis 2018, précise Nick Clegg, vice-président de Facebook en charge des affaires publiques et de la communication, dans un billet de blog. La simple continuation du budget annuel déjà alloué à ce secteur, en somme.

Un accord avec l'Australie
Cette décision s'inscrit dans un contexte de fortes tensions avec le gouvernement australien qui travaille depuis quelques mois sur un code de conduite obligeant Google et Facebook, en tant qu'agrégateur d'information, à verser une contrepartie pour la reprise des articles de presse.

Pour montrer son mécontentement, le réseau social a bloqué le partage d'articles pendant quelques jours. Une stratégie payante puisqu'elle a fait plier Canberra qui a accepté d'amender son texte. Le Sénat vient d'ailleurs d'approuver ces modifications. 

Des négociations en cours en France
"Il existe une autre approche" que celle proposée initialement par Canberra, affirme Nick Clegg. En janvier 2021, l'entreprise a d'ailleurs signé des accords avec The Guardian, Telegraph Media Group, Financial Times, Daily Mail Group, Sky News y compris des éditeurs locaux et régionaux, pour payer l’accès à leurs contenus au Royaume-Uni, poursuit-il. Cet accès se fait depuis Facebook News, une plateforme dédiée qui compile des articles de presse. Des négociations sont également en cours en Allemagne et en France. 

Google a déjà signé des accords avec les éditeurs de presse français, en particulier l'Alliance de la presse d'information générale (Agip), qui regroupe 305 journaux français. Mais Reuters vient de révéler aujourd'hui que l'Autorité de la concurrence accusait la firme de Mountain View de ne pas avoir respecter certaines conditions. 

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