Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Fleur Pellerin s'attaque aux revenus publicitaires des sites de piratage

La ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin frappe les sites de piratage au portefeuille : elle a fait signer à l'ensemble des acteurs français de la publicité une charte dans laquelle ils s'engagent à ne plus vendre de publicité à ces organisations illégales. Mais elles pourront toujours tirer des bénéfices des revenus publicitaires venus de l'étranger.  
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Fleur Pellerin s'attaque aux revenus publicitaires des sites de piratage
Fleur Pellerin s'attaque aux revenus publicitaires des sites de piratage © Luc Perenom - L'Usine Nouvelle

Les sites de piratage vivent grâce à de confortables revenus qui leur sont assurés par la publicité. Les 596 sites pirates étudiés dans le cadre d'une enquête réalisée en 2014 par Medialinks, et reprise par le Wall Street Journal, génèreraient 227 millions de dollars de recettes publicitaires chaque année (ces chiffres sont basés sur des estimations). Pour (tenter de) mettre fin à la diffusion illégale de contenus vidéos et audios sur le net par des organisations illégales, la ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin veut les amputer de cette manne.

Elle a annoncé le 23 mars la mise en oeuvre de la première mesure de son plan d’action anti-sites pirates, présenté le 11 mars en conseil des ministres. "L'ensemble des acteurs de la publicité" (agences de communication, régies publicitaires, annonceurs…) ont signé la "charte des bonnes pratiques dans la publicité pour le respect du droit d’auteur et des droits voisins", explique le ministère dans un communiqué. Ce document a demandé deux mois de travail.

plomber leurs recettes

Ils s'engagent à partager les informations permettant d'identifier les sites pirates pour constituer une "liste noire", qui sera également établie par les ayant-droits ainsi que les pouvoirs publics, et surtout à les exclure de leurs relations commerciales. En clair, ils ne leur vendront plus de publicités et ne feront plus de communication autour de leurs marques.

Cela va plomber leurs recettes et pourrait les obliger, espère la ministre, à fermer boutique. Ces organisations pourront néanmoins toujours compter sur la communication de nombreuses entreprises étrangères, qui n'ont pas signé cette charte qui reste pour l'instant franco-française.

Bientôt une charte pour les sociétés de paiement en ligne

Un comité de suivi a été créé pour surveiller de près la mise en œuvre de cet ensemble de bonnes pratiques par les signataires de la charte. Il se réunira deux fois par an et rédigera un rapport de synthèse détaillant les effets de ces mesures sur les sites pirates.

Fleur Pellerin ne compte pas s'arrêter là dans sa bataille contre le piratage : d'ici juin 2015, elle va faire signer une charte aux sociétés de paiement en ligne pour qu'elles ne traitent plus les opérations de ces organisations frauduleuses.

Lélia de Matharel

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale