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Formats vidéo : Comment l'industrie pornographique a imposé ses standards en trichant sur sa taille

Vu ailleurs Vidéo Pour réussir, un standard technique de l'image devrait être adopté... par l'industrie pornographique. Telle est la croyance partagée dans le monde cinématographique et audiovisuel. Pour l'universitaire Sébastien Liarte, la situation est plus nuancée L'influence réelle du porno est largement due à sa capacité à faire grossir son poids économique. 
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C’est une chronique soutenue par la très sérieuse fondation nationale pour l’enseignement de la gestion des entreprises (Fnege) que propose Precepta Stratégiques (cabinet Xerfi). Sébastien Liarte, professeur en sciences de gestion à l’université de Lorraine y explique comment l’industrie pornographique est devenue le point focal des acteurs des secteurs créatifs en matière de définition de standard.

 

Il rappelle qu’il y a trois moyens pour adopter un standard commun dans un secteur : l’entente préalable entre les industriels, la concurrence entre standards jusqu’à ce que l'un d'eux s’impose, ou le recours à un point focal. Soit une forme de coordination reposant sur une conviction partagée. En l’espèce, les membres de l'industrie culturelle sont persuadés qu’un standard ne peut pas se développer si l’industrie pornographique ne l’adopte pas. C’est ce qui expliquerait pourquoi le VHS l’a emporté sur le Betamax ou le Blu Ray sur le HD DVD et qui est à l'origine de la croyance partagée que le monde de l’image doit adopter le même standrard que l’industrie du X.

 

Fausse croyance, vraie coordination

Or, cette croyance partagée est partiellement erronée, considère Sébastien Liarte. Elle repose largement sur une stratégie délibérée de l'industrie pornographique, qui a acquis de cette façon une influence supérieure à celle que mériterait son poids économique réel. À tel point qu’Apple a "cédé" devant Playboy en lui ouvrant l'App Store alors que ses règles refusaient les applications à caractère sexuel, de peur que la marque au lapin ne soit que chez Android et que la présence de pornographie disponible sur cet OS ne désavantage trop fortement l'iPhone.

 

Deux conclusions à tirer de cette chronique :

-        une croyance peut être infondée, dès lors qu’elle est partagée, elle peut servir de point de coordination entre des industriels

-        ce n’est pas parce que l’industrie du X n’est pas la reine dans l’écriture de scénari originaux qu’elle n’a pas su se créer une histoire pour renforcer son pouvoir d’influence.

 

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