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French Tech, phase 2 : les grandes ambitions de Mounir Mahjoubi d’ici à 2022

mis à jour le 28 mai 2018 à 13H58
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Après la présentation de son bilan du Tour des start-up et ses propositions la veille, Mounir Mahjoubi a annoncé vendredi 25 mai 2018 à l’occasion de Viva Technology 2018 la feuille de route de la nouvelle French Tech. Une stratégie portée par Kat Borlongan, offciellement nommée nouvelle directrice de la Mission French Tech.

French Tech, phase 2 : les grandes ambitions de Mounir Mahjoubi d’ici à 2022
Mounir Mahjoubi, lors de son discours de clôture de Viva Tech 2018 © Stéphanie Mundubeltz-Gendron

French Tech version 2. C’est ainsi que l’on pourrait intituler la nouvelle feuille de route de la French Tech. C’est du moins ce qui se dégage du discours de Mounir Mahjoubi ce vendredi 25 mai 2018 lors de Viva Technology 2018. "On est en train d’écrire construire une nouvelle page de l’histoire", a indiqué, le secrétaire d’Etat au Numérique.

"C’est quoi le propre du start-upper sinon de vouloir changer la réalité qui l’entoure, de remettre en cause tous les modèles existants, de créer de nouveaux services (…) en bouleversant tous le paysage en place, c’est ça qui fait de vous des entrepreneurs", a exprimé Mounir Mahjoubi. Une évolution qui crée selon lui une nouvelle société, mais de manière collective : "On se trouve à un moment qu’on pourrait appeler celui de la maturité numérique (…) On n’est pas la nouvelle économie, on est l’économie tout court."
 

D’une French tech V1…

Après avoir exposé les ambitions du gouvernement en termes de régulation, s’adressant aux start-upper, Mounir Mahjoubi a ajouté : "J’ai dit qu’on avait besoin de vous pour ces grandes régulations mondiales et pour la nouvelle société. Mais on a aussi besoin de vous pour la French Tech". Car la French Tech est "un patrimoine commun. Elle désigne cet écosystème qui, au fur et à mesure des années, est devenu le nom de famille de près de 10 00 start-up en France", a-t-il précisé.

Rappelant sa création par Fleur Pellerin il y a 4 ans et demandant d’applaudir son travail, Mounir Mahjoubi est revenu sur l’objectif initial du mouvement : "Il s’agissait de construire un écosystème qui n’existait pas encore". Mais depuis cet écosystème, représenté par le coq rouge, a mûri. "Certains sont en train de devenir des leaders mondiaux dans leur activité. On a atteint des records de levées de fonds en 2017 – plus de 2,5 milliards d’euros – mais surtout on a des communautés qui se sont structurées, partout sur le territoire. (…) C’est une richesse et une fierté", a-t-il rappelé, avant de citer les chiffres : 13 métropoles et 22 hubs  à l’international. Mais cela n’est plus suffisant pour le secrétaire d’Etat au Numérique. Quelle est la suite et quelles sont les nouvelles ambitions et les priorités ?

 

... A une French tech V2

Les grands thèmes de la politique de régulation numérique
Au sujet de la régulatoin numérique, Mounir Mahjoubi a souligné que 10 grands thèmes ont été identifiés. Et en citer huit majeurs : la fiscalité, le droit de la concurrence, le droit de la consommation, le droit des affaires (quelles relations entre les PME et les grandes entreprises), les données et leur partage, la relation entre les travailleurs et les plateformes, la modération des contenus en ligne (contenus terroristes, pirate de haine), et la dépendance aux écrans… Sur ces sujets, le secrétaire d'Etat en charge du Numérique a insisté : "C’est une régulation mondiale vers laquelle nous devons tendre".
"La France doit s’imposer comme l’écosystème start-up de référence en Europe et s’ancrer définitivement dans le top 3 mondial", expose Mounir Mahjoubi.  Pour lui, "cela suppose deux choses". La première, c’est "la croissance, avec la "nécessité de faire émerger des champions internationaux, et passer de l’éclosion des 10 000 start-up et à leur envol". La recette ? "Le travail obstiné de chacun"…  Sur ce point, le secrétaire d’Etat en charge du Numérique a souligné trois thèmes : le soutien aux start-up de la deeptech qui bénéficieront de 70 millions d’euros d’aides nouvelles dans le cadre du fonds pour l’industrie et l’innovation ; le recrutement de plus de talents, en misant sur la formation et en facilitant la venue de talents à l’étranger ; la visibilité avec la création de l’indice Next 40, celui des 40 start-up de demain.

Deuxième chose : "Ce n’est pas tout de faire de start-up sui réussissent (…) si on ne pose pas de la question du pourquoi". Celle du sens et de la responsabilité. "En Europe, on a une carte à jouer (…)  Nous aussi on veut être des champions de la tech au service des humains, au service de l’environnement, avec des valeurs… Il se trouve que cette exigence de sens, cette exigence éthique ressemble profondément à la France".

"Cette Tech For Good, il faut que cette French Tech la prenne en elle et aussi qu’elle la diffuse à travers l’Europe". Et d’ajouter : "Mon rêve, dans 4 ans, est que l’emblème que l’on porte tous, qui en sera peut-être plus un coq, soit celui de l’Europe Tech".

Kat Borlongan aux manettes

Alors, c’est désormais officiel. Cette nouvelle stratégie sera mise en œuvre par Kat Borlongan, nommée directrice de la Mission French Tech suite au départ de David Monteau. Et ce, autour de quatre grands axes stratégiques : les talents, la croissance, le rôle du gouvernement et la communauté. (Lire l'interview de Kat Borlongan). Et de conclure : "La French Tech est le nom de famile de tous ceux qui veulent innover"

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