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Getaround en passe de licencier un quart de son personnel

Vu ailleurs Pour augmenter sa rentabilité, Getaround prévoit de licencier 150 salariés. La jeune pousse américaine spécialisée dans l'autopartage devient ainsi la dernière entreprise soutenue par le géant japonais Softbank à devoir réduire ses effectifs après WeWork ou encore Uber. 
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Getaround en passe de licencier un quart de son personnel
Getaround en passe de licencier un quart de son personnel © Getaround

La start-up américaine d'autopartage Getaround prévoit de licencier environ 150 salariés américains, soit un quart de son personnel, a révélé The Information le 7 janvier 2020. Les postes concernés seraient ceux consacrés aux interactions quotidiennes entre les propriétaires de véhicules et les locataires. Sam Zaid, le PDG de Getaround, a déclaré que son entreprise essayait de trouver un équilibre entre croissance et efficacité, en plus de réduire les coûts.

 

Getaround soutenu par le Vision Fund de Softbank

Getaround rejoint ainsi plusieurs sociétés soutenues par le Vision Fund de Softbank, le plus grand investisseur technologique au monde, qui ont réduit considérablement leur effectif au premier rang desquelles WeWork (graphique ci-dessous). En novembre 2019, la start-up new-yorkaise a dû licencier 20% de ses salariés et le géant japonais a accepté de débourser dix milliards de dollars pour prendre le contrôle de la jeune pousse. Ces opérations n'ont pas été sans conséquence pour Softbank qui, pour la première fois en 14 ans, a dû encaisser 6,5 milliards de perte.

 

Softbank est entré dans le capital de Getaround en août 2018 via une levée de fonds de 300 millions de dollars. Cette opération devait permettre à la start-up californienne de se lancer à l'international. Forte de cette ambition, en avril 2019, Getaround acquiert Drivy, une plate-forme française d'autopartage, pour 300 millions de dollars. Ainsi elle a élargi sa présence à six pays européens : la France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Autriche, la Belgique et le Royaume-Uni, soit 170 villes.

 

Crédit : The Information

 

Des fermetures en cascade pour les services d'autopartage

Mais ces opérations n'ont apparemment pas été suffisantes pour éviter cette vague de licenciements. Il faut tout de même mentionner que Getaround n'est pas la seule entreprise d'autopartage dans cette situation. En décembre 2019, c'est le service Car2Go qui a fermé ses portes à Montréal (Canada). Dans le même période, Share Now a quitté Seattle, Bruxelles, Londres et Florence. La raison avancée par ces jeunes pousses est souvent le manque d'infrastructure urbaine pour l'émergence de nouvelles technologies comme celles pour les voitures électriques partagées.

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