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Google licencie quatre employés accusés d'avoir consulté des documents confidentiels

Vu ailleurs Google a licencié quatre employés pour la consultation de documents confidentiels. Cette annonce intervient alors qu'environ 200 employés de Google se sont réunis devant les bureaux de San Francisco le 22 novembre pour protester contre la mise à pied de deux salariés accusés d'avoir violé le règlement intérieur de l'entreprise. Les tensions se multiplient alors que la direction est accusée de chercher à se protéger contre la naissance d'organisations syndicales.
mis à jour le 27 novembre 2019 à 09H32
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Google licencie quatre employés accusés d'avoir consulté des documents confidentiels
Google licencie quatre employés accusés d'avoir consulté des documents confidentiels © Google

Mise à jour (27/11/2019) : Google a licencié quatre employés, d'après un article de Bloomberg publié le 25 novembre 2019. La firme de Mountain View a envoyé un courriel à l'ensemble du personnel pour expliquer les raisons de ces licenciements.

 

Ces quatre personnes auraient "clairement et à plusieurs reprises enfreint nos politiques en termes de sécurité des données". Selon le document en question, "une enquête approfondie a montré que ces personnes ont délibérément effectué des recherches systématiques sur les documents et les travaux d'autres salariés". Google n'a pas précisé l'identité des quatre personnes. Mais Rebecca Rivers, qui avait été mise à pied quelques jours auparavant, a confirmé sur son compte Twitter avoir été démise de ses fonctions. 

 

Article original : Les tensions entre Google et ses employés ne vont pas se calmer tout de suite. Un rassemblement a eu lieu, vendredi 22 novembre 2019, devant les bureaux de l'entreprise à San Francisco pour protester contre la mise à pied de deux salariés, d'après un article de Cnet.

 

Les 200 manifestants demandent à ce qu'ils soient réintégrés dans la société le plus rapidement possible. Par ailleurs, ils accusent la direction de les cibler spécifiquement en raison de leur implication dans le militantisme. En effet, Rebecca Rivers a mis en place une pétition sur contre les travaux de Google pour le compte de l'Agence de contrôle de l'immigration américaine. Et Laurence Berland a participé à des manifestations sur les politiques relatives aux discours de haine sur Youtube.

 

Une violation du règlement interne

Cet événement a été motivé par des mesures administratives prises par Google. D'après une enquête de Bloomberg publiée le 12 novembre 2019, Google a licencié une personne et en a suspendu deux autres accusés d'avoir violé la politique interne de l'entreprise. Le premier aurait "divulguer aux médias les noms et les informations personnelles d'un employé" tandis que les deux autres auraient violé "des règles de l'entreprise" concernant l'accès aux documents internes sensibles et à la surveillance de l'agenda des employés.

 

Laurence Berland et Rebecca Rivers contestent ces accusations en déclarant que les documents en question n'étaient pas sensibles et que la consultation des événements dans le calendrier public n'enfreint pas le règlement interne de l'entreprise. Des employés ont affirmé à Bloomberg que les documents dont il s'agissait se rapportaient à un outil récemment installé en interne sur les navigateurs des employés pour surveiller et signaler toute volonté de rassemblement ou d'organisation. Selon une note interne citée par le média américain, ce dispositif servirait à surveiller le calendrier du personnel et de signaler les employés qui tenteraient de créer des événements avec plus de 100 invités ou 10 salles réservées. Google s'est défendu en affirmant qu'il s'agissait simplement de lutter contre le spam.

 

Google se rapproche d'un cabinet antisyndicaliste

Ce rassemblement fait également écho au rapprochement de Google avec IRI Consultants, un cabinet de conseil réputé pour sa position antisyndicale. Le site internet de la société publie des évaluations sur "la vulnérabilité des syndicats" et se félicite d'avoir aidé des grandes entreprises à persuader ses employés d'éviter des élections sur la création de syndicats. Les organisations syndicales sont rares au sein des entreprises de la Silicon Valley, car les employés sont généralement bien traités et autonomes. Des conflits sociaux croissants concernant les pratiques de leurs employeurs commencent cependant à changer la donne.

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