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Google répond à la Commission européenne qu'elle a tort à tous les niveaux

Vidéo Google, accusé par la Commission européenne d'abus de position dominante dans le domaine de la recherche et de la publicité en ligne, vient de formuler sa réponse officielle. Dans un billet de blog, l'entreprise détaille comment, pour elle, la Commission se trompe sur toute la ligne. Et affiche en cela sa volonté de se lancer dans une bataille juridique de longue haleine.
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Kent Walker, directeur juridique de Google, a répondu le 27 août dans un long billet de blog à la Commission européenne concernant les accusations d'abus de positions dominante dont il est la cible. L'argument du géant de la recherche : "fournir une meilleure qualité de service n'est pas anti-compétitif". Le billet résume la réponse officielle que Google a fournie à la Commission, et témoigne de sa volonté de s'engager dans une longue bataille légale.

 

Pour Kent Walker, Google permet aux consommateurs d'avoir plus de choix, et est une source d'opportunités pour toutes les entreprises, quelque soit leur taille. Selon lui, "des données économiques remontant à plus d'une décennie, un ensemble de documents et même les déclarations des plaignants prouvent que le marché de la recherche de produits est très compétitif."

 

L'évolution de la recherche comme ligne de défense

 

Pour appuyer cet état des lieux idyllique et justifier ses pratiques, Google met en avant l'évolution rapide du secteur de la recherche sur Internet, et clame que la Commission sous-estime l'impact de concurrents comme Amazon ou eBay. Pour Kent Walker, les publicités ciblées (et notamment pour les boutiques en ligne) sont juste le résultat d'une nécessaire évolution de la recherche au-delà de la classique liste de liens pour que Google reste compétitif.

 

Il affirme également que le format de résultats de recherche "structurés" (cf. ci-dessous), mis en œuvre en 2012, améliore objectivement la qualité des publicités et permet aux utilisateurs de trouver plus facilement ce qu'ils recherchent. Et qu'il n'y a rien d'anti-compétitif à cela.

 

 

Le début d'une longue saga légale

 

Google attaque également le raisonnement de la Commission, le manque de preuves et la faiblesse des solutions proposées pour ses pratiques publicitaires. Pour lui, il n'existe aucune justification légale à ce qu'il affiche des publicités fournies par ses rivaux sur ses propres pages, cela n'ayant lieu d'être que lorsqu'une entreprise contrôle une denrée à la fois essentielle et qui n'est disponible nulle part ailleurs, comme le pétrole ou l'électricité.

 

De plus, cela entrainerait d'après lui une diminution de la pertinence de ses résultats de recherche. Kent Walker conclut son billet en assénant que les conclusions préliminaires de la Commission sont erronées à la fois au niveau factuel, légal et économique. Que l'on se le dise, Google ne compte rien lâcher.

 

En plus de cette réponse légale, Google redouble d'efforts en matière de communication. Il a publié le même jour une vidéo mettant en scène le témoignage de ses dirigeants pour les activités recherche et Shopping, qui expliquent tout le bien qu'a apporté Google au monde, et comment ses services ont évolué en fonction des utilisateurs.

 

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