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GST met des réseaux de neurones dans l'électronique

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GST met des réseaux de neurones dans l'électronique
L'innovation : GST transcrit des mécanismes cognitifs dans des systèmes électroniques de reconnaissance de forme ou de prise de décision. Entre le capteur du signal (capteur d’images…) et le circuit neuronal, les prétraitements sont déterminants pour l’efficacité du système.

Une start-up en électronique née dans un laboratoire de psychologie cognitive ? C’est l’origine peu banale de Global Sensing Technologies (GST), crée en 2011 à partir des travaux de Michel Paindavoine, chercheur au Laboratoire d’étude de l’apprentissage et du développement (Lead) à l’université de Bourgogne. "Les psychologues étudient les mécanismes de mémorisation et d’apprentissage chez les êtres humains, et nous créons des modèles qui peuvent être implantés dans un système électronique", explique le fondateur de l’entreprise. Avec des cartes électroniques fondées sur une puce comprenant un réseau de neurones, GST – qui compte sept personnes dont cinq en R&D – vise des applications ciblées : la vidéosurveillance (sécurité), la surveillance médicale ou gériatrique, et le contrôle industriel à l’aide de l’analyse d’images vidéo.

L’opportunité

Certains problèmes mal traités par l’informatique, que ce soit dans la sécurité, le médical ou le contrôle industriel, peuvent trouver une solution grâce aux réseaux de neurones.

 

"Notre domaine est celui des 10 à 20% des problèmes mal traités par l’informatique traditionnelle", indique Michel Paindavoine. Par exemple, la détection de postures ou de comportements anormaux ou le tri d’objets en vrac par un robot. GST a démarré avec une caméra équipée d’un processeur neuronal pour la reconnaissance de formes. Son deuxième produit, NeuroFPGA, plus élaboré, associe un circuit électronique (qui effectue des prétraitements sur le signal) à un processeur neuronal pour la classification et la prise de décision. Une caméra Smart NeuroCam intègre la NeuroFPGA et un logiciel de simulation permet de créer un prototype de l’application. Les produits de GST, dont la commercialisation vient d’être lancée, utilisaient jusqu’ici un circuit neuronal de la firme américaine CogniMem. Mais GST met actuellement au point, avec le CEA, un processeur neuronal de deuxième génération qui sera intégré dans ses produits.

Thierry Lucas

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