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Hack The Factory : trois jours pour inventer l’usine du futur à Toulouse

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Le Laboratoire des Usages, à Toulouse, en coopération avec La Mêlée, organise la troisième et dernière étape de son hackathon, ou marathon de l’innovation, autour de la thématique de l’usine du futur.

Hack The Factory : trois jours pour inventer l’usine du futur à Toulouse
Hack The Factory : trois jours pour inventer l’usine du futur à Toulouse © La Mêlée

Le Laboratoire des Usages, mis en place par la communauté urbaine de Toulouse Métropole, n’en est pas à son coup d’essai. En 2014, à l’occasion de son rendez-vous annuel, l’association "La Mêlée" (qui affiche plus de 600 adhérents et se décrit comme étant "le hub de l’économie numérique" en Midi-Pyrénées), en charge de l’animation de ce Laboratoire des Usages, avait réalisé un premier hackaton autour de la thématique des smart city.

Baptisé "Hack The City", il avait accouché de 7 projets de solutions innovantes pour changer la ville. "Sur ces 7 projets, 4 ont finalement donné le jour à la création de start-up et 2 produits innovants ont été développés par des groupes industriels", rappelle Edouard Forzy, le président de l’association La Mêlée.

La deuxième édition de ce marathon de l’innovation a eu pour thème "l’usine du futur". Nommé "Hack the Factory", elle a été organisée en trois étapes : la première, qui s’est tenue dès décembre 2014, a procédé à un recensement des besoins, pour faire émerger les premières idées ; la deuxième, en début d’année 2015, a défini des défis sur la base de ces idées, avec la contribution d’un groupe d’experts. La troisième étape a été lancée ce 12 mars à 18h30. Elle a vu une trentaine de passionnés de tous horizons (cadres, ingénieurs, designers, spécialistes du marketing ou des RH, consultants en management du changement, architectes ou urbanistes, en activité ou en recherche d’emploi) s'organiser en cinq équipes et se lancer sur l’un des défis identifiés. Elles avaient 48 heures pour présenter des solutions innovantes pour y répondre.

"Ils sont un peu moins nombreux que pour le Hack The City, dont la thématique s’adressait tout naturellement à un plus large public", reconnait Carole Maurage, directrice du Laboratoire des Usages. Tout cela se fait dans une ambiance conviviale et bon enfant, à la fois décontractée et très organisée : les consultants du Laboratoire des Usages donnent régulièrement le tempo. Le cadre a aussi choisi avec soin pour l’occasion : le FabLab Artilect, écrin à l’open innovation, accueille l'événement.

Des partenaires locaux enthousiastes

L’initiative a mobilisé de nombreux partenaires. Le pôle de compétitivité Aerospace Valley, qui a mis l’usine du futur au cœur de sa nouvelle feuille de route, est de la partie, tout comme Airbus, mais aussi des entreprises telles que la biscuiterie Poult, à Montauban, dans le Tarn-et-Garonne, qui pousse très loin, depuis plusieurs années, le concept de l’entreprise libérée, ou encore les adhérents du club logistique Sud-Ouest (CLSO) et la société CGI (1 530 salariés sur le Sud-Ouest, dont plus de 500 à Toulouse), spécialisée dans les services en technologies de l’information.

"Ce qui est intéressant dans ce type d’événements, c’est de réunir des gens d’horizons différents, qui n’auraient jamais eu l’occasion de travailler ensemble dans une démarche plus traditionnelle organisée par filière", souligne Didier Bichard, en charge de l’open innovation chez CGI et qui intervient comme expert auprès des participants de ce hackaton.

Après deux jours - et pour certains deux nuits - de travail en équipe, trois projets sont finalement sortis du lot et vont bénéficier d’un accompagnement pour essayer d’aller plus loin.

Et les lauréats sont du "Hack The Factory" sont...

Un premier prix a été décerné au projet Orcas, pour Open Robotic Cross Architecture System, le plus abouti et sans doute le plus industriel. "Il s’agit de mettre à disposition des industriels, et plus spécifiquement des start-up des modules qui leur permettent de configurer leur outil de production en kit, un peu à la manière de Lego, pour donner plus d’agilité à leurs projets avec des ateliers évolutifs", explique Nicolas Lassabe, l’un des participants de ce projet, par ailleurs président du FabLab Artilect. Orcas propose de développer le chaînon manquant entre les FabLab et l’usine, pour répondre aux besoins des entreprises entre le prototypage et la montée en cadence.

Un second prix a été attribué à Happy Factory, qui revisite la "boîte à idée" avec les outils numériques et les réseaux sociaux pour booster l’innovation dans l’entreprise. Grâce à une application dédiée, chaque salarié peut proposer son idée, qui se retrouve projetée sur un mur d’idées. Chacun peut voter pour l’une d’entre elles et la faire évoluer dans le cadre d’un coworking organisé à l’échelle de l’écosystème de l’entreprise.

Le troisième prix a récompensé un projet de plateforme régionale constituée autour d’une bourse de ressources (matières premières, déchets récupérables, énergies renouvelables excédentaires...) visant à améliorer le bilan énergétique des entreprises.

Tous un peu fatigués à l’issu de l’exercice, les participants de ce Hack The Factory sont unanimes sur l’intérêt de l’initiative. "Arriver à constituer des équipes soudées avec des individus issus de cultures et de formations différentes et sortir un projet cohérent dans un temps aussi contraint, c’est vraiment étonnant", confie ainsi David Bailly un docteur en mécanique des fluides, consultant en sûreté nucléaire qui a planché sur ce troisième projet.

Marina Angel, à Toulouse

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