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Investissements : les start-up du digital retail ont le vent en poupe

Avec le numérique, le commerce et la distribution subissent actuellement des mutations sans précédent. Les innovations se multiplient, portées par des start-up prometteuses, qui réalisent des levées de fonds considérables et cristallisent de nombreux espoirs. Les brick and mortar ne s'y trompent pas et collaborent de plus en plus souvent avec ces jeunes pousses qui ne manquent pas d'idées. Romain Vidal, directeur d'investissement au sein du fonds CapHorn Invest spécialisé dans la transformation numérique des industries traditionnelles et en particulier du retail, décrypte pour L'Usine Digitale ces nouvelles tendances.
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Investissements : les start-up du digital retail ont le vent en poupe
Romain Vidal, directeur d'investissement au sein du fonds CapHorn Invest. © CapHorn Invest

Digital Retail, Retail Tech, Phygital, Digitail, commerce connecté... les termes ne manquent pas pour décrire l'une des révolutions majeures de la décennie : celle du commerce. Depuis deux ans, le nombre de jeunes sociétés qui cherchent à lever des fonds pour répondre aux nouveaux enjeux du commerce a fortement augmenté. En 2015, sur les 430 opérations de levée de fonds françaises identifiées, 49 concernent directement cette thématique (soit plus de 11%). Aux Etats Unis et dans le reste du monde cette tendance existe également et dans des proportions similaires.

 

Les grands sujets sont la logistique, la transformation du magasin, la relation client, le mix marketing (pricing, promotion, données produit et assortiment), l’acquisition client et le paiement. 

 

Ces start-up que tout le monde s'arrache

 

Depuis les derniers mois les choses s’accélèrent. Le montant des levées est en hausse significative. Alors que jusqu’alors la grande majorité des levées étaient inférieures au million d'euros sur ce secteur et concernaient essentiellement des business angels , les fonds d’investissement débloquent désormais des montants importants : 18 millions d'euros chez Mirakl, 5 millions d'euros chez Retency, 2,4 millions d'euros chez Vekia... D'autres devraient être annoncées bientôt, avec des montants tout aussi importants.

 

Les grands distributeurs et les grandes marques font preuve de plus en plus d'intérêt pour les solutions de ces jeunes start-up, souvent perçues comme expertes, flexibles et évolutives et qui leur ouvrent des perspectives d’innovations difficiles à mettre en place seul. Le modèle de collaboration start-up/grand groupe n’est pas simple pour autant.

 

partenariats gagnants entre petits et grands

 

Mais les exemples récents (ColisWeb et Leroy Merlin ou Critizr et Carrefour) tendent à montrer que l’avenir du retail pourrait passer par ces associations, lorsqu'elles sont bien menées. Amazon, Starbucks, Apple, Nespresso et bien d'autres ont construit leurs offres de cette façon et continuent à chercher les meilleures start-up du monde pour collaborer avec elles. C’est probablement l'une des raisons qui font leur succès aujourd’hui et qui assure leur pérennité.

 

Pour les start-up, l’accès au marché reste compliqué : les cycles de ventes sont longs car les décisions des grands groupes sont souvent lentes. Elles doivent cependant aller vite dans un contexte de concurrence internationale rude. Ce besoin de croissance rapide explique également les investissements conséquents dont ces jeunes sociétés bénéficient.

 

Et les françaises s'en sortent bien. Les 100 pépites identifiées avec L’Usine Digitale dresse un panorama des start-up tricolores actrices de la révolution du retail. Les décideurs du retail devraient prendre le temps de s’y pencher avec attention, la prochaine grande évolution de leur business passera certainement par l'une d’entre elles !

 

Romain Vidal, directeur d'investissement au sein du fonds CapHorn Invest spécialisé dans la transformation numérique des industries traditionnelles et en particulier du retail.

Les avis d'experts et points de vue sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs et n’engagent en rien la rédaction.

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1 commentaire

gaspar
28/09/2015 06h54 - gaspar

Dans les technos de rupture, les clients devront choisir entre la big Techno ou la start up de garagiste. Le choix des DSI / direction métier sera simple : une véritable déploiement se fera avec les entreprises ayant un CA important, des références, et des fonds conséquent pour pérenniser les installations et data collectées. Le risque est trop grand de travailler avec les petits. Exemple du Retail Analytic : 4 américains (pas encore en France) et 1 européens (Walkbase présent en France) se répartissent le marché et les références. Regency arrive seulement maintenant, très en retard

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