Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

L'Assurance Maladie veut simplifier la télé-ophtalmologie dans les Hauts-de-France

L'Assurance Maladie et l'entreprise française Point Vision sont en passe de signer un accord d'une année pour expérimenter les téléconsultations d'ophtalmologie dans les Hauts-de-France. Si l'expérience est concluante, ces actes pourront être plus facilement pris en charge par la sécurité sociale d’ici 2022.  
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

L'Assurance Maladie veut simplifier la télé-ophtalmologie dans les Hauts-de-France
L'Assurance Maladie veut simplifier la télé-ophtalmologie dans les Hauts-de-France © Pixabay/CommsEditors101

Il faut patienter en moyenne 65 jours pour consulter un ophtalmologiste. Ce délai peut exploser dans les déserts médicaux et aller jusqu'à 6 mois. Pour lutter contre ce phénomène, l'Assurance Maladie est en passe de signer un contrat avec l'entreprise française Point Vision, propriétaire de 35 centres d'ophtalmologie en France.

 

Dans le cadre de cet accord, les Hauts-de-France ont été choisis pour tester durant l'année 2020 les téléconsultations d'ophtalmologie via Point Vision. "Il ne manque plus que quelques formalités administratives pour finaliser le processus", précise François Pelen, co-fondateur de Point Vision, contacté par L'Usine Digitale.

 

Les actes de télé-ophtalmologie ne sont remboursés par la sécurité sociale que si le patient a vu son ophtalmologiste dans l'année. Or il est très rare qu'une personne aille chez ce spécialiste dans ce laps de temps. Cela signifie qu'un patient qui est allé chez son ophtalmologue il y a trois ans n'aura pas le droit d'être remboursé de sa téléconsultation. D'où la nécessité pour Point Vision de signer un accord dérogatoire pour permettre un remboursement simplifié de ces actes.

 

L'ouverture d'un centre satellite

Concrètement, Point Vision va ouvrir un "centre satellite" dans les Hauts-de-France. François Pelen ne peut pas encore communiquer le nom de la ville mais il assure qu'elle se situera dans un désert médical où la demande en ophtalmologie est très forte. "Evidemment, l'Assurance Maladie ne va pas nous installer à côté d'un confrère", indique François Pelen.

 

"Dans ce centre, il y aura seulement une secrétaire et un orthoptiste", décrit le co-fondateur. Le technicien procédera aux examens classiques tels que la mesure de la tension oculaire, l'examen du fond d'œil, de l'acuité visuelle… Puis le patient sera mis en relation avec un ophtalmologue d'un grand centre Point Vision via une téléconsultation pour traiter le dossier et poser son diagnostic. Le médecin pourra également procéder à la consultation de chez lui.

 

Le médecin pourra se déplacer jusqu'au petit centre

"Il y aura deux cas de figure : soit le patient n'a rien d'anormal, soit le médecin estime qu'il y a besoin d'investigation supplémentaire", schématise François Pelen. Dans ce deuxième cas, soit le patient ira dans un centre Point Vision pour consulter physiquement un médecin ou l'ophtalmologue pourra venir dans le petit centre satellite pour éviter que la personne ne se déplace. Le patient garde évidemment la possibilité de consulter un médecin en dehors du groupe Point Vision.

 

Si cette expérimentation est concluante, l'Assurance Maladie compte élargir les remboursements de téléconsultation d'ophtalmologie dans toute la France d'ici 2022. "Tout le monde pourra ainsi ouvrir des centres de téléconsultation. Nous ne réclamons aucune exclusivité", déclare François Pelen.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media