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L’Institut d’Optique d’Aquitaine ou l’ambition d’une filière lasers et photonique française

Inauguré ce lundi 14 octobre, le nouveau bâtiment de l’Institut d’Optique d’Aquitaine réunit sur 18 000 mètres carrés des équipes de recherche, une unité de transfert de technologies, et des formations initiales et continues. Le tout axé sur les lasers et la photonique.
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L’Institut d’Optique d’Aquitaine ou l’ambition d’une filière lasers et photonique française
L’Institut d’Optique d’Aquitaine ou l’ambition d’une filière lasers et photonique française © Alban Gilbert

Plus qu’une école d’ingénieurs, plus qu’un centre technologique, plus qu’un laboratoire de recherche… l’Institut d’Optique d’Aquitaine, inauguré le 14 octobre par Alain Rousset, le président du Conseil régional, est tout ça à la fois. Avec la volonté de faire jouer les synergies entre les différentes activités, toutes centrées sur l’optique et la photonique.

"C’est une école d’ingénieurs d’un nouveau genre, où seulement 30% de l’espace est consacré à l’enseignement", résume Alain Rousset.

En effet, l’une des composantes du nouvel Institut est l’antenne bordelaise de l’IOGS (Institut d’Optique Graduate School), ex- "SupOptique", implantée en région parisienne à Palaiseau, puis à Saint-Etienne. Une centaine d’élèves pourront y faire une partie de leur cursus.

Liaison entre recherche académique et industriels

Mais le nouveau bâtiment, un investissement de 46,6 millions d’euros (39,1 millions par la Région, le reste sur des fonds européens), accueille aussi AlphaNov, centre technologique sur les lasers et les systèmes micro optiques. AlphaNov est chargé d’assurer la liaison entre la recherche académique, telle qu’elle se pratique notamment au Celia (Centre lasers intenses et applications), laboratoire d’une centaine de personnes, sur le campus de Bordeaux, et les industriels fabricants ou utilisateurs de systèmes optiques. Parmi les spécialités du centre technologique, le micro usinage par laser, et le développement de nouvelles sources lasers à fibres optiques.

L’autre originalité de l’Institut d’Optique est d’installer dans les mêmes locaux un centre de formation continue sur ces mêmes spécialités : Pyla. Il va former 400 personnes par an sur les lasers, avec des thématiques qui vont des connaissances de base jusqu’au niveau ingénieur ou docteur. "Les formations sur la sécurité liée à l’utilisation des lasers, et celles destinées aux applications médicales, sont en forte croissance", indique Elisabeth Boéri, responsable de Pyla.

Interface entre les sciences fondamentales et le numérique

Enfin, la recherche proprement dite n’est pas oubliée, avec le LP2N (Laboratoire Photonique, Numérique et Nanosciences), une nouvelle unité mixte (université de Bordeaux, CNRS, IOGS). Une quarantaine de personnes aujourd’hui (100 sont prévues à terme) y travaillent sur des thématiques originales. "Le LP2N se situe à l’interface entre les sciences fondamentales et le numérique", indique Philipe Bouyer, qui dirige le laboratoire. Des salles d’expérimentation sont dédiées à la biophotonique (imagerie cellulaire...), aux nanotechnologies, aux mesures de l’infiniment petit (physique quantique)... Le laboratoire dispose même d’une salle de réalité virtuelle, afin de tester de nouveaux outils de modélisation qui prennent mieux en compte les phénomènes optiques (rendu des éclairages et des couleurs, etc.).

C’est donc bien dans une optique de filière qu’est créé l’Institut d’Optique d’Aquitaine, filière qui a son origine dans la décision, en 1996, d’implanter près de Bordeaux le laser MégaJoule, destiné à se substituer aux essais nucléaires.

Thierry Lucas

 
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