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La centrale de réservation Booking.com s'engage à stimuler la concurrence en Europe

Actus Reuters L'Autorité de la concurrence annonce le 21 avril avoir obtenu de la centrale de réservation en ligne Booking.com des engagements "particulièrement étendus" pour stimuler la concurrence, en réponse aux plaintes pour abus de position dominante déposées par les hôteliers.
mis à jour le 22 avril 2015 à 07H25
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Le 21 avril, l'Autorité de la concurrence a indiqué avoir obtenu de la centrale de réservation en ligne Booking.com des engagements "particulièrement étendus" pour booster la concurrence. Elle répondait aux plaintes pour abus de position dominante déposées par les hôteliers. Ces engagements entreront en vigueur le 1er juillet pour cinq ans, avec un point d'étape prévu fin 2016.

Booking, filiale de l'américain Priceline Group, s'engage notamment à renoncer à toute obligation de parité tarifaire à l'égard des autres plates-formes de réservation et à renoncer à la clause de parité tarifaire avec les canaux directs des hôtels, dit l'Autorité de la concurrence dans un communiqué. Booking s'engage aussi à supprimer les obligations de parité de conditions et de parité de disponibilité des chambres.

70% des ventes de nuitées en ligne passent par des centrales

La centrale de réservation s'était déjà engagée en décembre à supprimer la clause dite de "parité tarifaire" par laquelle elle interdisait aux hôteliers de proposer des prix plus bas aux autres plates-formes de réservation sur Internet. L'Autorité de la concurrence avait été saisie en 2013 par les syndicats hôteliers, auxquels s'est joint en février le groupe Accor.

La part des centrales de réservation dans le chiffre d'affaires des hôteliers ne cesse de croître et pèse sur leurs marges. En Europe, 70% des ventes de nuitées en ligne passent par des centrales, le reste par les sites des hôtels. Les centrales comme Booking ou Expedia comptent pour 17% des revenus d'Accor, contre 11% chez InterContinental ou 7% chez Marriott et prélèvent des commissions qui oscillent entre 18% et 20% du prix d'une chambre.

Un des enjeux consiste pour les hôteliers à augmenter leurs ventes en direct ou via leur propre site Internet. Au total, sept pays de l'Union européenne ont ouvert des enquêtes sur les plates-formes de réservation, la Commission européenne les coordonnant sans mener sa propre enquête.

Avec Reuters

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

1 commentaire

hapie
22/04/2015 23h20 - hapie

Bonjour, Ne croyez pas tout ce que vous entendez ou lisez sans vérifier auprès des professionnels ; c’est faux, on n’a rien gagné, juste un peu de poudre aux yeux pour faire joli et pour que la Haute Autorité en sorte grandie, tout comme Booking qui « cède » sous la pression des hôteliers » ; l’essentiel est resté inchangé, on ne peut toujours pas afficher ses propres prix sur son site, on peut juste les donner par téléphone mais tout le monde sait que 70 % des réservations se font par internet, idem pour les consultations sur les sites, le téléphone ce sont juste les habitués ! Quant au détournement de marque qui là ferait la différence, c’est passé à la trappe, idem pour le gros point TVA/impôts, pourtant vitaux. Alors, que nous reste-t’il ? Le droit d’afficher des prix différents sur des comparateurs c’est à dire des gens qui nous prennent des commissions ? On ne nous aide plus à vendre en direct, au contraire, on nous enfonce ! Quelle tristesse !

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