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La Chine s’appuie sur le belge Imec pour rattraper son retard en production de semi-conducteurs

Le fondeur chinois SMIC crée une coentreprise avec notamment l’institut de recherche belge Imec. Mission: se faire aider pour développer la technologie de fabrication de circuits intégrés en 14 nanomètres, actuellement la plus avancée.  
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La Chine s’appuie sur le belge Imec pour rattraper son retard en production de semi-conducteurs
La Chine s’appuie sur le belge Imec pour rattraper son retard en production de semi-conducteurs
La Chine met le cap sur les circuits intégrés en gravure de 14 nanomètres. SMIC, le plus gros fondeur de semi-conducteurs du pays, a conclu un accord pour mettre sur pieds une coentreprise avec l’Imec, l’institut belge de recherche en nanoélectronique. Le projet associe également l’équipementier télécoms chinois Huawei et le géant américain des puces pour mobiles Qualcomm.
 
 
La Chine en retard de deux générations tecnologiques
 
 
Les procédés de fabrication les plus avancés disponibles aujourd’hui auprès de fondeurs chinois utilisent une gravure de 28 nanomètres. La Chine n’est présente ni dans la gravure de 20 nanomètres, ni dans celle de 14 nanomètres, ce qui la met en retard de deux générations technologiques par rapport aux Etats-Unis, la Corée du Sud et bientôt Taiwan. 
 
 
La technologie FinFET 14 nm, en production aujourd’hui chez Intel et Samsung, et bientôt chez les fondeurs taïwanais TSMC et américain GlobalFoundries, constitue le procédé nec plus ultra de fabrication de puces électroniques. Outre la miniaturisation, il se distingue par le passage à des transistors 3D pour réduire les courants de fuites. Sa maîtrise en production est difficile.
 
Mise en production en 2020
 
C’est sur le savoir-faire de l’Imec dans la fabrication de circuits intégrés que SMIC mise pour relever le défi. L’objectif est d’arriver au stade de production en volume à l’horizon 2020. Mais à cette date, Intel, Samsung et TSMC seront déjà passés à la génération de 10 nanomètres et peut-même à celle d’après de 7 nanomètres. Le retard chinois risque de perdurer encore longtemps.

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