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La famille France open data s’agrandit avec la Base adresse nationale (BAN)

Poussés par Etalab, La poste et l’IGN ont accepté de partager leurs données avec le site de cartographie open source OpenStreetMap, pour créer la première base adresse nationale (BAN) collaborative française gratuite : adresses.data.gouv.fr. Née le 15 avril 2015, elle rassemble quelque 25 millions d’adresses géolocalisées, mais non nominatives, sur le territoire français, que les citoyens et les administrations pourront aider à mettre à jour.
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La famille France open data s’agrandit avec la Base adresse nationale (BAN)
La famille France open data s’agrandit avec la Base adresse nationale (BAN) © Copie d'écran adresse.data.gouv.fr

Adresses.data.gouv.fr, la première base adresse nationale (BAN) collaborative française gratuite, est née le 15 avril. Elle rassemble quelques 25 millions d’adresses géolocalisées, mais non nominatives, sur le territoire français. C’est Thierry Mandon, secrétaire d’État chargé de la réforme de l’État et de la simplification, qui en a cosigné l’extrait de naissance aux côtés de ses géniteurs, l’IGN, La Poste, OpenStreetMap et la Direction générale des finances publiques (DGFIP).

Une naissance qui fait figure de délivrance, tant la gestation de cinq mois fut pour le moins douloureuse, la logique d’open data n’allant pas de soi pour certains des parents. Difficile en effet d’accepter de donner ce qu’on avait l’habitude de vendre. "Nous travaillons depuis 10 ans avec La Poste sur un référentiel d’adresses. Ce référentiel méritait d’être rafraîchi, amélioré, mis à jour et diffusé plus rapidement et plus régulièrement, a reconnu Daniel Bursaux, le nouveau directeur général de l’IGN. Ce partenariat constitue une véritable avancée. Avec cette base unique, la notion de bien commun prendra tout son sens."

L’adresse : un bien commun

C’est en fait sous la pression insistante d’Etalab, que l’IGN s'est rangée à deux idées. La première : "les adresses ne sont pas uniquement une ressource, mais un bien commun", comme l’explique Henri Verdier, directeur d’Etalab et administrateur général de la donnée de l’État. La seconde, qu’"une base d’adresses est un matériau vivant", comme le rappelle Philippe Wahl, PDG de La poste.

Or, pour faire vivre ce matériau, il faut le libérer. De fait, avant la BAN, l’IGN mettait à jour entre 100 000 et 300 000 données liées aux adresses par mois sur ses cartes. Désormais, ce sont les administrations, les mairies, voir les citoyens qui sont invités à alimenter et corriger la base. l'IGN à d’ailleurs développer un outil, le Guichet Adresse Mairie, pour aider les élus à tracer, numéroter et nommer leurs nouvelles voies ou modifier la base. Comme cadeau de naissance, OpenStreetMap a, lui, offert à la BAN — et à tous les citoyens — un outil qui permet d’automatiser la géolocalisation d’un fichier d’adresses d’un simple glisser-déposer sur le site !

Un mode freemium

Mais ce n’est qu’un début : "Les mois à venir vont aussi être très intenses, notamment pour gérer les collaborations", prévient Christian Quest, président d’OpenStreetMap. La convention open source adoptée posant certains principes, comme l’animation de la communauté, l’agilité, le développement d’API… "Il manque également à la base un acteur indépendant, peut-être universitaire, pour l’évaluer", observe Thierry Mandon.

Reste que la base n’est pas gratuite pour tout le monde. Les utilisateurs qui ne souhaitent pas partager leurs propres données peuvent accéder à la BAN avec des licences commerciales classiques. Et les versions millésimées payantes de l’IGN et de La Poste régulièrement actualisés, seront toujours commercialisées.

Aurélie Barbaux

Signature de la création de la BAN (base adresse nationale)

De gauche à droite : Daniel Dursaux, DG d’IGN, Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à la réforme de l’Etat, Philippe Wahl, PDG de La Poste, Christian Quest, président d’OpenStreetMap, Henri Verdier, Directeur d’Etalab.

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