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La France paie 200 000 euros l’idée de start-up de rupture

François Hollande lance officiellement, le 2 décembre 2013, les sept concours mondiaux d’innovation prévus dans le rapport de la commission Innovation 2030, présidée par Anne Lauvergeon. Objectif : collecter des centaines d’idées de créations de start-up sur des technologies de rupture, pour faire émerger de nouveaux champions.
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La France paie 200 000 euros l’idée de start-up de rupture
La France paie 200 000 euros l’idée de start-up de rupture © Parti socialiste - Flickr - C.C

On n’appâte pas les mouches avec du vinaigre. Ce dicton, bien connu des joueurs des bridges pour remporter des plis, le gouvernement a décidé de l’appliquer à son premier concours mondial d’innovation. Enfin, ses 7 premiers concours internationaux d’innovation de rupture, prévus dans le rapport de la commission Innovation 2030, présidée par Anne Lauvergeon et correspondants aux 7 ambitions dégagées pour faire émerger des champions demain :  le stockage de l’énergie, le recyclage des matières, la valorisation des ressources marines, la chimie du végétal, la médecine individualisée, la "silver economy" et les big data.

Pour la première étape, qui vise à collecter le maximum d’idées de technologies de rupture pouvant données lieus à la création de start-up à fort potentiel de croissance, l’Etat promet donc 200 000 euros aux 100 meilleures idées (100 en tout, pas par concours !).  De quoi, normalement, inciter chercheurs, étudiants ou entrepreneurs même étrangers, à partager leur idée avec la France, et promettre de la concrétiser sur le sol français.

Pour éviter que seuls des laboratoires ou grandes entreprises très structurés ne puissent répondre, les bonnes idées se déposeront très simplement - en deux clics promet-on - sur un site web ouvert dès le 2 décembre. Les heureux lauréats de cette première phase seront sélectionnés en deux vagues, fin janvier et courant mars 2014, par des jurys ad hoc présidés  par les membres de la commission Innovation 2030 spécialistes de chacune des thématiques.

Inspirés des concours de la Darpa (Agence de défense américaines), ces concours se veulent donc internationaux et attractifs financièrement. Mais pas question de lancer, comme les Américains, des défis technologiques, ceux proposant les meilleures solutions techniques gagnant des contrats. "Comme il s’agit de faire émerger des technologie de rupture, pas question d’être directif ", explique un des conseillers innovation du gouvernement.   

La deuxième étape prévue, se veut, elle aussi, attractive. Les aides à l’innovation prévues pour une trentaine de projets d’entreprises devraient tourner autour de 2 millions d ‘euros.  Le calendrier prévoit une sélection d’ici à fin 2014. A ce niveau, de grandes entreprises pourraient entrer dans le concours, pour aider à l’industrialisation, par exemple.

Fin du tamis dans une  troisième étape en 2016, avec cette fois des investissements plus lourds au capital des quelques start-up qui porteront  la grande idée de rupture lui permettant de devenir le champion industriel français de 2025.

En tout, les concours disposent d’une enveloppe de 300 millions d’euros  pour l’amorçage

Aurélie Barbaux

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

1 commentaire

verdarie
04/12/2013 09h55 - verdarie

Aucun intérêt c'est du Oséo mieux rémunéré. Comment faire émerger des technologies de rupture avec des gens qui pensent tous pareils, qui sortent tous des mêmes écoles et qui sont formé par les mêmes profs ?C'est pareil qu'en politique ces gens ne sont capables de faire valoir que leurs diplômes pas leurs idées ni leurs compétences. Voilà le mal Français! Payons les gens au résultat et nous retrouverons la compétence.

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