Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

"La French Tech, ce n'est ni un concours de beauté ni une course de vitesse", insiste Axelle Lemaire

Alors que les premières labellisations de métropoles sont attendues pour la fin octobre, Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat au Numérique, explique ce qu'elle attend de cette démarche dans laquelle s'engagent de plus en plus de métropoles.

Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

La French Tech, ce n'est ni un concours de beauté ni une course de vitesse, insiste Axelle Lemaire
Axelle Lemaire, Secrétaire d'Etat en charge du Numérique © Luc Pérénom

L'Usine Digitale - Vous avez entamé un tour de France des métropoles candidates au label French Tech. Que vous inspirent ces rencontres et la dynamique enclenchée ?

Axelle Lemaire - Avec la French Tech, on a fait un double pari : mobiliser l’ensemble des acteurs au sein de chacun des écosystèmes, et donner corps au projet de République numérique en s’appuyant sur tous les territoires. Le modèle français n’est pas celui d’un cluster excessivement centré sur lui-même ou d’une excroissance technologique d’un quartier d’affaires, mais bien celui d’un pays mobilisé, en mouvement, porteur de développement économique et de progrès social. Le numérique a cela de particulier qu’il permet d’aller chercher la croissance partout où elle émerge, partout où elle est possible.

 

Lire aussi : notre Tour de France des candidatures French Tech

 

Dans chacune des métropoles French Tech, je retrouve la même énergie, la même envie d’agir ensemble et une qualité de dialogue qui tranche avec certains préjugés décrivant le numérique comme un secteur ultra concurrentiel. Start-up, PME, grands groupes, administrations, collectivités locales, écoles et universités, instituts de recherche, tout le monde s'engage avec un objectif commun : rendre nos territoires plus attractifs. La French Tech doit permettre d’identifier les nœuds de réseaux qui, demain, relieront les écosystèmes et les ouvriront à l’international. Tout cela engendre une dynamique rare : elle est porteuse d’espoir, de création de valeur et d’emplois. Elle est aussi intergénérationnelle : les plus jeunes, souvent entrepreneurs, sont sollicités et reconnus.

Les crédits dédiés à l'attractivité de la French Tech ont été "sanctuarisés" pour 2014, mais disposez-vous de garanties pour les mois et années à venir ?

Le Président de la République et le Premier Ministre ont réaffirmé l’importance de ces crédits, tant pour le volet "accélération" de start-up que pour celui consacré à l’attractivité de la France. Les 215 millions d’euros dédiés à la French Tech commenceront à être consommés dès le début 2015 sur la base d’engagements budgétaires pris avant la fin de l’année 2014. Il s’agit de crédits pluriannuels, il n’y a donc pas d’inquiétude à avoir pour la suite.

La démarche French Tech s’ancre à la fois dans le réel et la durée. Il ne s’agit ni d’un coup de communication ni d’une action ponctuelle, encore moins d’un concours avec numerus clausus comme nous aimons tant en organiser en France. L’ambition partagée par le gouvernement et l’ensemble des acteurs, c’est d’installer durablement notre pays dans le concert des nations les plus créatives, les plus attractives et les plus compétitives en matière d’excellence numérique. Cette transformation de notre environnement, cette émergence d’écosystèmes et leur montée en puissance ne peuvent se faire en quelques semaines ou en quelques mois, c’est une construction progressive. D’où la démarche d’accompagnement d’ailleurs prônée par la Mission French Tech. C’est un label, une marque ouverte, il appartiendra aussi aux écosystèmes labellisés de le faire vivre.

Avec une vingtaine de candidats et une dizaine de labels accordés, il y aura forcément des déçus. Êtes-vous favorable au regroupement de candidatures là où cela est possible ?

Une quinzaine de dossiers ont d’ores et déjà été déposés, une dizaine d’autres est attendue. Le seul critère de labellisation, c’est le respect du cahier des charges qui a été fixé et qui reste intangible. Il doit permettre de reconnaître les écosystèmes performants et à fort potentiel.

Il ne s’agit ni d’une course de vitesse ni d’un concours de beauté. Nous voulons rompre avec la logique de concurrence entre les territoires et faire émerger un véritable réseau de métropoles qui, toutes, disposent des atouts nécessaires à leur croissance et à celle de la France. Vu de l’international, c’est la France que l’on regarde et non telle ou telle ville isolée. La puissance de Paris, par exemple, aide la capitale comme les autres villes françaises. Les regroupements peuvent être opportuns, mais je préfère laisser les porteurs de projets s’organiser par eux-mêmes ; certains se sont déjà rapprochés, d’autres le feront sûrement à l’avenir.

L’objectif reste toujours le même : faire travailler ensemble toutes celles et tous ceux qui veulent renforcer l’attractivité et la compétitivité de notre pays, au niveau régional, national et international. Très franchement, dans la compétition internationale, il n’y a pas de place pour des égoïsmes locaux, tout le monde a bien compris que la réussite de chacun passera par la mobilisation de tous.

Propos recueillis par Sylvain Arnulf

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

1 commentaire

pat cansocal
15/10/2014 19h32 - pat cansocal

j'espère qu'elle ne croit un mot de son conte de fées... quoi que... Le "succès" de Gogol et autres c'est leur capacité à défiscaliser tous azimuths, pas grand chose d'autre. Le numérique, c'est le moyen pour un métier de supprimer les GENS qui l'exercent en automatisant les fonctions, le reste c'est pipeau. C'est facile de vendre du vent aux énarques. Encore des comités Théodule qui vont vider les caisses...

Répondre au commentaire | Signaler un abus

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale