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La French Tech entre dans sa phase 2. Et voilà ce qui va changer...

mis à jour le 12 octobre 2018 à 09H47
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Officiellement lancée en novembre 2013, l’initiative French Tech a depuis pris une large ampleur. L'écosystème compte aujourd'hui plus de plus de 10 000 start-up. Si de nombreuses initiatives ont été mises en place pour le soutenir et le faire rayonner, notamment à l'international, il doit prendre un nouveau souffle pour continuer à croitre et rayonner. Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat en charge du numérique, et Kat Borlongan, nouvelle directrice de la French Tech, ont détaillé le 10 octobre 2018 les grandes nouveautés de cette French Tech V2.

La French Tech entre dans sa phase 2. Et voilà ce qui va changer...
Kat Borlongan, nouvelle directrice de la French Tech © La French Tech

Au lendemain de l’intervention d’Emmanuel Macron devant 2000 entrepreneurs à Station F, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat en charge du numérique, et Kat Borlongan, nouvelle directrice de la French Tech, ont reçu une cinquantaine de représentants de la French Tech (start-up, collectivités, délégués French tech…)  le 10 octobre 2018 au Ministère de l’Economie Numérique. Objectif : leur présenter dans le détail les grands changements de la Mission et aussi les rassurer sur leur accompagnement. Et ce, avec deux priorités en toile de fonds : le passage à l’échelle et les deep tech.


Un French Tech Visa simplifié

Premier grand changement : l’évolution et la simplification du French Tech Visa. "Au 1er mars 2019, on va simplifier la vie à toutes les entreprises innovantes de France qui veulent recruter des talents", se réjouit  Mounir Mahjoubi. "Les entreprises identifiées comme entreprises innovantes, appartenant à une communauté French Tech et identifiées par BPI… bénéficieront d’une procédure accélérée". Car "on a des start-up françaises qui ont les moyens de payer de très beaux salaires sur ces compétences-là (numériques, ndlr) mais qui n’arrivent pas les avoir", déplore-t-il.


Depuis le lancement en juin 2017, seulement 150 Visa French Tech ont été délivrés. Entre la vérification de la part de l’Etat de l’éligibilité de la start-up à en bénéficier, l’exigence de diplômes français… La procédure pouvaient prendre jusqu’à 6 mois. Objectif, donc : faire sauter les verrous. A partir du moment où cette demande de recrutement de talents à l'étranger participe au développement économique, social et environnemental d’une entreprise, et non pas seulement à la R&D , "en quelques semaines, on sera capable de dire oui pour que les start-up puissent vraiment mener leur recrutement", annonce Mounir Mahjoubi.


"C'est un passage à l’échelle du prototype qui a été fait en 2017-2018", précise le ministre. Avant d'ajouter : "On se rend compte que les entreprises en très forte accélération ont besoin d’argent mais aussi surtout besoin de talents. Ces talents sont en France, on va en former plus. Mais ils sont aussi dans le monde et on va les faire venir",


Place aux communautés et aux capitales French Tech

Autre changement : l’attribution du label French Tech. Kat Borlongan nous en avait annoncé le souhait au moment de sa nomination en mai 2018, c’est désormais officiel. Fini les Hubs (22 à l’étranger) et les métropoles French Tech (13 en France) qui devaient répondre à des cahiers des charges assez stricts, place aux communautés.

Tous les entrepreneurs d’un territoire qui souhaitent se regrouper pour promouvoir un écosystème local ou une expertise commune pourront candidater pour créer une communauté French Tech. Les conditions : être animé d’un leadership entrepreneurial, avoir une certaine densité (environ 25 start-up et/ou entreprises innovantes) et adhérer à un manifesto (en cours d'élaboration). Les critères seront très souples et développés au fil de l’eau. Cela sera lancé en novembre 2018.

Au-delà de ces communautés, un label "Capitale French Tech" va également voir le jour. Objectif : valoriser les aires géographiques qui concentrent un certain nombre d’entreprises en hyper croissance. "C’est la suite des métropoles dont le terme n’était pas très clair", explique le cabinet du ministre. Le gouvernement table sur 10 à 12 capitales. Les candidatures seront là aussi ouvertes dès novembre. Ce sont les communautés d’entrepreneurs qui pourront candidater avec le soutien de tous leurs partenaires publics. Objectif : laisser des communautés émerger et apporter davantage de visibilité aux plus grosses.


Lancement d’un fonds de soutien à la French Tech

L’autre ambition de la French Tech : redonner le pouvoir à ces communautés en soutenant les initiatives en local. Un fonds de la French Tech va ainsi être lancé au niveau national, notamment pour soutenir les initiatives portées par les communautés d’entrepreneurs partout sur le territoire.

Dans la loi de finance qui est en cours de vote au parlement, et c’est une première, une ligne est donc dédiée à la French Tech. Et ce, d’un montant d’un peu plus de 3 millions d’euros. Un budget qui va permettre des crédits d’intervention de la French Tech en direct, à destination donc, entre autres des communautés.

A noter par ailleurs que sur l’aspect financement et en phase avec la stage de "Tech For Good" annoncée par le gouvernement, les enveloppes du fonds "French Tech Seed", doté de 400 millions et annoncé en juin 2018 pour un lancement au premier trimestre 2019, seront attribuées en priorité aux start-up de la deep tech.

"Le rôle du gouvernement, c’est de créer les conditions pour vous. Et après, c’est vous qui faites le boulot", a conclu Mounir Mahjoubi face aux entrepreneurs.

 

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