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La mobilisation des patrons trouve un relais sur les réseaux sociaux

Ce 1er décembre, dans plusieurs villes de France, une dizaine de milliers de chefs d'entreprise bat le pavé pour dénoncer "l'accumulation des charges" et les diverses taxes qui pèsent sur les sociétés. Sur les réseaux sociaux, et notamment Twitter, la mobilisation semble trouver un écho positif. Autour des "hashtags" #patrons et #pmecadenassez, dirigeants d'entreprise, entrepreneurs et élus se font le relais des revendications des patrons en colère.
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La mobilisation des patrons trouve un relais sur les réseaux sociaux
La mobilisation des patrons trouve un relais sur les réseaux sociaux © PMEcadenASSEZ - Facebook

La mobilisation nationale des patrons prévue cette semaine semble déjà tenir ses promesses. Si deux "écoles" s'opposent - celle du Medef qui prône réunions et dialogue, et celle de la CGPME qui appelle à manifester dans la rue -, l'une a plus de résonance médiatique que l'autre.

En attendant la grande réunion organisée par le Medef à Lyon mercredi, ce 1er décembre, les petits patrons battent le pavé à Paris et Toulouse. Selon les premiers comptages syndicaux, une dizaine de milliers de dirigeants de petites et moyennes entreprises se sont mobilisés, protestant contre l'augmentation des charges et des taxes pesant sur les sociétés. Près de quarante fédérations professionnelles auraient rallié le mouvement.

Sur les réseaux sociaux, et notamment Twitter, la rareté de la mobilisation fait sa popularité. Un sondage OpinionWay pour Le Figaro et Axys Consultants publié le 1er décembre affirme d'ailleurs que 58 % des Français interrogés comprennent la mobilisation patronale et que 42% la soutiennent.

Des élus locaux et nationaux, majoritairement de droite, se sont joints aux patrons manifestants en signe de soutien au mouvement :

Le cortège parisien a terminé sa manifestation devant le ministère de l'Economie et des Finances. Symboliquement, les patrons ont accroché des "cadenas du désamour" sur des grilles devant l'institution, faisant écho au mouvement "PME cadenASSEZ" lancé par la CGPME.

 

 

 

Des cadenas par milliers "made in China", a noté une journaliste présente sur place :

Dans les rangs du patronat, quelques voix se sont tout de même élevées pour dénoncer la mobilisation. C'est le cas d'Hervé Lambel, candidat à la dernière élection pour la présidence du Medef en 2013 :

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

1 commentaire

CroissancePlus
01/12/2014 16h55 - CroissancePlus

Les mesures sur le compte pénibilité, le temps partiel de 24 h hebdomadaires minimum, les contraintes sur les stages, la réforme de l’inspection du travail : autant de décisions qui alourdissent la bureaucratie dans les entreprises et rendent leur vie de plus en plus précaire. C’est un déferlement de textes plus aberrants les uns que les autres auquel nous nous opposons vigoureusement. Ce n’est que par cette forte mobilisation que nous convaincrons le gouvernement de renoncer à ces non-sens économiques.

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