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La start-up belge Borderlinx fait tomber les barrières du e-commerce à l'international

Droits de douane élevés à payer à l'arrivée, produits perdus en route... Se faire livrer un article commandé sur un site de commerce en ligne à l'étranger est un parcours semé d'embûches, et certains clients déçus préfèrent ne pas retenter l'expérience. Pour faciliter la tâche des sites de e-commerce et leur éviter de perdre leur clientèle internationale, la PME Borderlinx gère à leur place, de A à Z, la livraison de leurs colis de l'Union Européenne vers l'extérieur et inversement.

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La start-up belge Borderlinx fait tomber les barrières du e-commerce à l'international
La start-up belge Borderlinx fait tomber les barrières du e-commerce à l'international © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Se faire livrer un produit acheté sur un site de e-commerce étranger est un véritable parcours du combattant. Difficile de savoir exactement où en est la livraison, difficile de rendre l'article s'il ne convient pas, difficile de se faire rembourser si la marchandise a été abîmée. Les clients ignorent souvent qu'ils vont devoir payer les droits de douane, avancés par le transporteur, au moment de la livraison de leur colis.

Le problème des taxes douanières

Les sites de e-commerce n'incluent pas ces taxes directement dans le tarif de livraison de leurs produits à l'international, car il est complexe de les calculer pour chaque article, dans chaque pays. Le client est donc mis devant le fait accompli. Une mauvaise surprise pour le client, qui n'a souvent pas envie de revenir sur le site où il a acheté sa marchandise.

C'est sur ce constat qu'est née la PME bruxelloise Borderlinx. Elle gère la livraison à l'étranger des produits de ses clients : les sites de vente en ligne. L'algorithme qu'elle a développé calcule le montant des taxes douanières de chaque produit vendu par les sites de e-commerce, pour les intégrer directement au prix de livraison facturé au client final.

La compagnie gère aussi le transport des produits, qui mettent 3 à 5 jours à être livrés via un partenariat avec DHL. Si le client veut retourner son produit, Borderlinx s'en occupe également. "Nous collons une étiquette 'retour', sur les articles, pour que les taxes douanières ne leurs soient pas appliquées une deuxième fois alors qu'ils sont simplement rapportés à leur expéditeur initial", détaille Franck Guellerin, directeur commercial de Borderlinx.

La fin des mauvaises surprises ?

Le client peut savoir si son produit a été collecté à l'entrepôt de stockage, s'il est en route, s'il est arrivé à l'entrepôt de destination… "Pour l'instant le niveau de précision du suivi des colis laisse à désirer, par rapport aux livraisons réalisées à l'échelle locale, où il est possible de savoir à chaque minute où est le livreur, grâce à la géolocalisation. C'est l'un des points sur lesquels les entreprises du secteur devront s'améliorer à l'avenir pour continuer à gagner en qualité de service et garder leur clientèle", pointe Franck Guellerin.

La start-up offre ses services pour des envois de colis depuis l'Union Européenne vers l'international et inversement (Borderlinx est inutile pour les échanges intra-UE, car les taxes douanières ont été supprimées entre les pays membres). Créée en 2006 et basée à Bruxelles, la jeune pousse a raflé le "grand prix du e-commerce" et le "e-commerce award de la logistique" pendant le salon E-commerce Paris 2014.

Lélia de Matharel

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3 commentaires

Nicolas
07/10/2014 21h05 - Nicolas

Les frais de Douanes exagérés et maîtrisés par nos transporteurs expressistes Dhl ups ect... Sont de véritables barrière pour le e-commerce , j'en suis victime. Du coup on ne peut pas être compétitif face a une concurrence internationale. Une fois vos articles commandés aux fournisseurs vous êtes assujétis à une taxe inventive de près de 100% au lieu des 20% réglementaire . Admettons que la vrai douanes Française n'ont pas les moyens de tout contrôler , les transporteurs vous taxent systématiquement en ne se basant pas sur le prix réel de votre marchandise mais en l'associant avec le coût du transport . Ce qui vous rend naturellement pas compétitif , face aux autres pays . Vive la France .

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marieelianer
17/05/2016 16h43 - marieelianer

C'est bon à savoir. Du coup moi j'opte toujours pour l'utilisation de bitcoin, je ne sais pas encore si on l'accèpte là-ba, en tout cas je l'ai utilisé chez viabox là-bas ils les accèpte.

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Tristan
06/10/2014 20h45 - Tristan

Vous exagérez considérablement les difficultés rencontrées aux douanes. En réalité, à l'échelle du marché international du e-commerce, les contrôles aux douanes, pour les envois postaux, sont quasi inexistants... Il pourrait difficilement en être autrement étant donné les centaines de millions de colis qui s'échangent à travers le monde. Le e-commerce, de fait, n'a pas de frontière.

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