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La stratégie de Google France pour redorer son blason

La filiale française de Google lance plusieurs initiatives pour soutenir les acteurs économiques français. Et communique abondamment sur son engagement.
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La stratégie de Google France pour redorer son blason
La stratégie de Google France pour redorer son blason © Charles Foucault - L'Usine Nouvelle

Enquête européenne pour abus de position dominante, perquisitions par l’administration fiscale française dans les locaux parisiens… Les feux de l’actualité ne sont pas toujours très tendres avec Google. Pour se racheter une conduite, le géant du numérique veut marquer son implication dans le tissu économique français.

"Avec notre initiative 'moteur de réussites', nous voulons célébrer les succès français réalisés grâce à internet", martèle l’australien Nick Leeder, le directeur général de Google France, dans un français parfait. Cette campagne de communication, la première pour Google en France, vise à mettre en avant des entreprises tricolores soutenues par la firme américaine. Avec un budget de 1,5 million d’euros, la campagne s’affichera aussi bien sur internet, dans la presse que sur les réseaux sociaux. La firme américaine poursuivra sa campagne au deuxième semestre avec une nouvelle vague d’entreprises impliquées dans le numérique.

Trois initiatives pour les acteurs économiques

Cette vaste entreprise de séduction s’accompagne par ailleurs d’un renforcement des actions de la filiale française en direction du tissu économique local. Trois nouvelles initiatives sont en cours de lancement depuis le début de l’année en direction des acteurs de l’économie. L’une concerne le milieu associatif et ne sera dévoilée que dans quelques semaines.

Les deux autres concernent les petites entreprises. La firme compte ainsi accélérer son programme "Google pour les pros" au cours de l’année 2015. Lancé il y a trois ans, il a contribué à sensibiliser 50 000 PME à l’intérêt d’avoir une présence sur le web. "Nous voulons atteindre 200 000 PME d’ici la fin 2015, annonce Nick Leeder. Nous avons 200 coaches sur le terrain et nous travaillons en partenariat avec les chambres de commerce et l’écosystème local."

Un nouveau programme pour les start-up

En parallèle, Google France a lancé début janvier 2015 un programme d’accompagnement spécifique dédié aux start-up. Déjà présent auprès des jeunes pousses à travers son partenariat avec l’accélérateur parisien le Camping, la filiale française veut désormais soutenir ses propres poulains. Baptisé "Scale-up", l’initiative est destinée aux jeunes pousses ayant déjà passé une phase d’accélération. "Une fois la première levée de fonds effectuée, nous voulons les accompagner dans la phase la plus difficile pour les start-up, celle de la mondialisation", explique Nick Leeder. Il cite notamment le site de vente d’objets d’art Expertissim parmi les participants de la première promotion. Une équipe de dix personnes chez Google France soutiendra les start-up sélectionnées sur le plan technique, marketing et commercial.

Google France peine toutefois à indiquer le montant total de sa participation à l’économie française. "Le numérique n’est pas un secteur traditionnel où on peut chiffrer les investissements, car l’impact est beaucoup plus large que l’investissement direct", plaide Nick Leeder. Tout juste la filiale française avance-t-elle quelques chiffres pêle-mêle : 100 millions d’euros pour son installation dans son somptueux siège parisien, 1 million d’euros investis dans le Numa, l’association des acteurs du numérique, et 4500 euros par start-up accélérées au Camping. Auxquels s’ajoutent 35 millions d’euros sur les deux dernières années, distribués en publicités gratuites pour les associations. Cela suffira-t-il pour améliorer l’image de Google auprès des pouvoirs publics ?

Arnaud Dumas

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

1 commentaire

rene
09/04/2015 00h05 - rene

Ils ne manquent pas d'air ils doivent des milliards en taxes partout, ils ne déclarent rien ou presque ... des miettes, ils se foutent des webmasters, des entreprises du net, ils violent les droits des internautes, ils se foutent de la Cnil, ils utilisent des lobbys pour faire passer la pilule . Et ils vont nous faire une belle pub à la Tv et nous ne sommes pas dupes...

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