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La voiture autonome selon Continental associe 7 briques technologiques

Continental a présenté sur son circuit privé du Contidrom, près d’Hanovre (Allemagne), les différentes briques technologiques qui mènent au véhicule autonome. Cette automatisation ne pourra se faire qu’en connectant le véhicule à son environnement, selon l’équipementier allemand. Revue de détail des principales technos.
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La communication car-to-car

 

Cet échange d’informations entre véhicules proches (moins de 400 mètres) avertit le conducteur de l’arrivée d’une voiture par la droite. La demo-car Continental, équipée du système "V2X Short Range Communication", alerte alors le conducteur par un message de danger sur l’écran du véhicule. A terme, le message se doublera d’un freinage d’urgence. "Sans lui, l’autre voiture nous aurait percuté car je ne pouvais pas la voir arriver", explique Ania, ingénieure chez Continental, au volant de la showcar. Le système repose sur les capteurs GNSS (Global Navigation Satellite System), qui récupèrent les données de mouvement et de position du véhicule et les transmettent par satellite à d’autres, équipés eux aussi GNSS.

 

 

La communication car-to-x

 

L’échange d’informations se fera aussi avec l’environnement du véhicule. Continental dispose ainsi d'un véhicule de démonstration dont les caméras lisent les panneaux. Les images sont croisées avec les données GPS et la cartographie augmentée, basée sur le système HERE de Nokia. Une autre "democar" communique en permanence avec les stations météo, recoupant ces données avec l’humidité mesurée sur la route ou via les capteurs de pluie et de luminosité du pare-brise. Ces infos lui permettent ensuite d'adapter sa vitesse ou sa trajectoire.

 

 

La réalité augmentée

 

Les informations essentielles (vitesse, direction, distance du véhicule qui précède) sont regroupées dans le champ de vision du conducteur, ce qui lui évite de quitter la route des yeux. La réalité augmentée informera le conducteur sur les actions du véhicule dans les phases progressives d’automatisation du véhicule, par exemple la conduite sans chauffeur sur autoroute. Continental en fait l’une des "pièces maitresse" de son interface homme-machine.

 

 

La lecture des feux

 

Une caméra située en haut du pare-brise reconnaît la couleur des feux à 60 mètres. Elle croise alors ces données avec les cartes GPS et satellite, avant de ralentir et freiner si le feu est rouge. Le véhicule s’appuie aussi la gestion latérale de trajectoire, qui utilise les capteurs et radars présents à ses quatre coins. Si le clignotant est allumé pour changer de file, le véhicule évalue la couleur du feu dans cette nouvelle file, pour ralentir le cas échéant.

 

 

Le freinage automatique

Le freinage est l’un des savoir-faire historiques de Continental. Le freinage automatique d’urgence arrive actuellement de série sur les modèles les plus récents. Demain, le freinage se fera automatiquement pour adapter la vitesse à la voiture précédente, comme pour arrêter doucement le véhicule sur le bas-côté. Le système de freinage MKC1 met aussi l’accent sur le confort lors du freinage (hors situation d’urgence). "C’est un point-clé pour que les conducteurs l’acceptent", confie un des ingénieurs en charge de ce projet.

 

E-Horizon, le cloud Continental

 

Le véhicule autonome repose sur une carte précise et sur le croisement des données. E-horizon est un cloud qui regroupe des data venues des véhicules, du fournisseur de carte Here de Nokia et de son propre cloud, mais aussi, par exemple, des gestionnaires de trafic ou d’infrastructures. Il actualise en permanence les parcours pour une précision des trajectoires de seulement quelques centimètres. La fusion des données, en microsecondes, est un point crucial du véhicule autonome.

 

 

Une interface homme-machine "holistique"

 

Le véhicule autonome modifie l’activité du conducteur dans l’habitacle, comme ses interactions avec le véhicule. L’ "holistic HMI" doit simplifier cette relation. "L’interface homme-machine doit indiquer de manière claire ce que fait le véhicule, pour rassurer le conducteur, tout s’assurant de manière claire qu’il peut reprendre le contrôle", explique Guido Meier-Arendt, expert IHM chez Continental. Une caméra pour suivre l’état du conducteur comme de larges écrans qui remplacent les rétroviseurs font partie de cette approche globale de la relation entre le conducteur et la voiture autonome.

 

 

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