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Le concours mondial innovation 2030 : du cash et de la confiance

Le concours mondial innovation 2030, qui vise à dénicher les champions de demain dans sept filières clef pour la France, aura des petits frères : François Hollande a annoncé le 23 juillet que la compétition serait organisée tous les deux ans. Les start-up pourraient être nombreuses à postuler aux prochaines éditions, car être lauréates leur permettra non seulement de bénéficier de 200 000 euros de fonds, mais aussi d'obtenir plus facilement la confiance de leurs clients et partenaires. 
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Le concours mondial innovation 2030 : du cash et de la confiance
Le concours mondial innovation 2030 : du cash et de la confiance © L'Usine Nouvelle

1 200 start-up candidates. 110 élues par un jury d'experts. Voici les règles du concours mondial d'innovation 2030, lancé officiellement par François Hollande le 2 décembre 2013. Ce programme vise à repérer les potentiels champions d'après-demain dans sept filières clefs pour l'Hexagone, comme le Big Data ou le stockage de l'énergie. La compétition est découpée en trois phases : l'amorçage (qui a lieu actuellement), l'accompagnement et le développement. Les résultats définitifs de la phase 1 ont été annoncés ce 23 juillet.

Arnaud Montebourg, Ségolène Royal, Benoit Hamon, Stéphane Le Foll… Les lauréats ont été accueillis à l'Elysée par une brochette de ministres. Mais comme l'a annoncé François Hollande pendant le discours de clôture de la cérémonie, la France ne va pas se contenter de 110 innovateurs de génie. Le concours mondial de l'innovation sera organisé de façon régulière, tous les deux ans. "A chaque fois, nous mettrons à disposition des entreprises sélectionnées les mêmes sommes d'argent" que pour cette première édition, a précisé le président de la République, "pour attirer les meilleurs talents."

Une distribution très rapide des fonds

Comme cette année, les entrepreneurs devraient répondre présents pour les futures éditions, car ils ont beaucoup à gagner. 200 000 euros, payés cash par l'Etat, dans des délais très brefs pour aider les équipes à se structurer et à devenir de véritables entreprises. "A l'exception d'une start-up, tous les lauréats qui ont été choisis en mars, lors de la première vague de résultats de la phase d'amorçage, et ont déjà reçu leur chèque. 60% de ceux sélectionnés au cours de la deuxième vague disposeront de ce capital d'ici un mois", se félicite Jean-Claude Carlu, directeur de la coordination des projets et des pôles à la Banque Publique d'Investissement (BPIfrance), en charge de l'organisation du concours. La structure ne leur propose en revanche pas un accompagnement personnalisé ni de professionnels mentors pour développer leur projet.

Etre lauréates permet aux start-up d'embaucher plus facilement : elles disposent des fonds nécessaires à la création de postes et les futurs salariés ont envie de s'investir dans ces structures dont l'Etat a reconnu le travail. "Nous avons recruté 15 développeurs depuis le mois de mars. Aujourd'hui, nous créons en moyenne quatre postes par mois !", se réjouit Amaury de la Lance, fondateur et président d'Aston iTradeFinance, une start-up qui utilise le Big Data pour permettre aux jeunes entreprises d'obtenir des crédits.

La BPI comme appui

Innovation 2030 est aussi un gage de qualité. Ce "label" rassure les clients potentiels, les fournisseurs, les partenaires… "Nous avons multiplié notre chiffre d'affaires par deux depuis que nous avons été sélectionnés", sourit Amaury de la Lance.

Les entrepreneurs lauréats accédent aussi plus facilement à des financements. "Cela devrait nous mettre sur les rails pour obtenir plus facilement un prêt de la BPI", espère Adrien Sandrini, PDG de la start-up Precogs, qui travaille dans le secteur du Big Data. "Bien évidemment, nous allons piocher dans ce vivier de start-up", confirme le directeur de la coordination des projets de la BPI.

Les entreprises choisies pourront accéder à la phase 2 du concours, qui sera toutefois ouverte à d'autres compagnies. "Nous allons choisir entre 40 et 50 projets. Ils toucheront un financement qui sera en moyenne de 2 millions d'euros", précise Anne Lauvergeon, qui dirige la commission Innovation 2030, organisatrice du concours. Les dossiers devront être déposés en octobre et les résultats seront donnés en deux vagues, le 2 décembre 2014  et le 2 mars 2015. Seules les 40 à 50 sociétés choisies pourront accéder à la phase 3 du concours, qui donnera accès à la dizaine de compagnies lauréates à un financement de 20 millions d'euros en moyenne.

Lélia de Matharel

 

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