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Le français Drivy accélère en Allemagne en rachetant son concurrent Autonetzer

La plate-forme de location entre particuliers Drivy poursuit son développement international. La start-up française créée en 2010 vient de racheter le numéro 1 du de l'autopartage en Allemagne, et lancera son service en Espagne cet été.

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Le français Drivy accélère en Allemagne en rachetant son concurrent Autonetzer
Le français Drivy accélère en Allemagne en rachetant son concurrent Autonetzer © Drivy

A l'image de Blablacar, leader mondial du covoiturage, qui rachète un à un ses concurrents à l'étranger, Drivy, spécialiste de la location de voitures entre particuliers, croque ses rivaux les uns après les autres. La start-up avait déjà absorbé deux sites français, Buzzcar en avril et Livop en mai. Cette fois-ci, c'est en Allemagne qu'elle se renforce. Après avoir lancé sa version locale en novembre 2014, Drivy a racheté le numéro 1 du marché, Autonetzer. Le montant de l'opération n'a pas été communiqué. D'ici l'été, Autonetzer sera fermé et ses 100 000 utilisateurs seront invités à migrer sur la version allemande de Drivy. Les équipes de la start-up françaises à Berlin vont s'étoffer pour suivre cette montée en puissance. Un lancement du site en Espagne est également prévu cet été, puis dans un troisième pays européen avant la fin de l'année.

la flotte drivy : 38 000 véhicules

En moins de cinq ans, Drivy s'est imposé comme l'un des leaders européens du marché de l'autopartage entre particuliers, avec 600 000 utilisateurs et 38 000 véhicules référencés. Son chiffre d'affaires (sur lequel l'entreprise reste discrète) a triplé en 2014, et il devrait progresser au même rythme cette année. Pour son fondateur Paulin Dementhon, le secret de Drivy, c'est sa plate-forme technique bien supérieure à celle de ses concurrents. "Nous avons beaucoup investi pour la faire progresser avec des centaines d'itérations", explique-t-il. 

Drivy a levé 20 millions de dollars depuis sa création (en trois levées de fonds, dont la dernière, de 8 millions d'euros, date du mois d'avril 2015) pour financer ces lourds investissements logiciels. L'équipe a doublé en quelques mois, passant à 42 salariés aujourd'hui. Drivy est aussi l'un des premiers acteurs à avoir signé un accord avec un assureur (Allianz) ce qui lui a donné un avantage sur ses concurrents et explique son succès.

"fluidifier le processus de location"

 

 

Il reste encore beaucoup à accomplir pour fluidifier le processus de location, estime Paulin Dementhon. "Nous venons de dématérialiser le contrat de location, par exemple. Auparavant, il fallait encore imprimer le contrat en deux exemplaires, le remplir à la main et le signer. Désormais, tout se fait directement sur le smartphone".  En rendant le service plus simple et plus flexible, Drivy espère faire de la location entre particulier une solution de mobilité quotidienne, et non plus occasionnelle. "Aujourd'hui, on loue une voiture en moyenne 3 jours et demi, plus de 24 heures à l'avance, pour des occasions spéciales : mariage, week-end, courses… Demain, nous voulons que ce soient des locations de quelques heures réservées 30 minutes en avance."

La simplification du processus pourrait passer, à l'avenir, par des partenariats avec des enseignes "classiques" du monde de l'auto. L'un des actionnaires – minoritaires – de Drivy est d'ailleurs Mobivia, propriétaire de Midas et Norauto. "Il y aurait sans doute des synergies en terme d'entretien automobile, de certification de véhicules, de remise de clés… on en discute", confie Paulin Dementhon. Mais pour l'instant, Drivy veut rester seul au volant et revendique son indépendance.

Sylvain Arnulf

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