Le marché de l'emploi dans les start-up résiste mieux en France qu'à l'étranger

Les start-up de la French Tech s'en sortent-elles mieux que leurs homologues européennes ? C'est ce que remarque NGP Capital au niveau des offres d'emploi. Le fonds, qui a étudié le nombre de postes à pourvoir entre février et juin, constate une chute 41% à l'échelle mondiale et de seulement 9% en France, qui est le pays européen qui s'en sort le mieux.

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Le marché de l'emploi dans les start-up résiste mieux en France qu'à l'étranger

La période de l'hypercroissance, des valorisations élevées et de l'argent facile semble révolue. L'incertitude économique liée à l'inflation et à la hausse des taux conduit de nombreuses start-up à se concentrer sur la rentabilité. A la clé : des vagues de licenciements pour des start-up qui semblaient prometteuses. La pression des investisseurs n'est pas étrangère à ces revirements stratégiques qui visent à faire des économies, ni les annonces des grandes entreprises technologiques concernant un gel des embauches, voire des licenciements.

NGP Capital, un fonds de capital-risque, s'est penché sur le marché de l'emploi et plus particulièrement sur les postes à pourvoir dans les start-up. Pour cela, le cabinet a interrogé 12 000 start-up à travers le monde. Le fonds a "constaté une baisse écrasante dans tous les secteurs et zones géographiques" du nombre de postes ouverts depuis le début de l'année dans son étude publiée en juillet 2022.

Le secteur BtoC plus affecté

Le nombre de postes ouverts au recrutement a baissé de 41% entre février et juin 2022. Dans le détail, le nombre de postes vacants a culminé au cours des deux premières semaines de février, avec environ 15 000 nouveaux postes ouverts par semaine, selon NGP Capital. Depuis, ce chiffre a connu une baisse continue jusqu'à atteindre 8813 postes ouverts la semaine du 13 au 19 juin.

Tous les types de postes sont concernés, que ce soit des postes opérationnels (-39%), dans la tech (-45%) ou les ventes (-48%). Toutefois, NGP Capital constate que les start-up ayant réalisé des levées de fonds en série A et B (-46% et -53%) sont plus affectées que celles en seed (-30%) ou ayant réalisé des levées de fonds au-delà de la série B (-36%). De même, NGP Capital constate une différence importante entre les start-up BtoB, dont le nombre de postes ouverts a chuté de 40%, et BtoC dont la chute est de 58%.

La France s'en sort mieux

Globalement, les postes ouverts à recrutement sont en baisse de 43% en Europe et de 39% en Amérique du Nord. Ces deux zones géographiques sont affectées de la même façon. Toutefois, cela cache des disparités à l'intérieur de ces zones. En Europe, la France tire clairement son épingle du jeu. Les start-up de la French Tech affichent une baisse de seulement 9% des postes vacants, contre une chute de 60% pour les start-up en Allemagne et en Suède.

Le Royaume-Uni est assez proche de la baisse moyenne avec une baisse de 38% sur la période, tandis que les Pays-Bas sont touchés par une baisse de 53%. NGP ajoute que le second semestre sera déterminant puisque la séquence qui s'étend de septembre à décembre est généralement reconnue comme étant une importante période de recrutement. Et pour les start-up disposant d'un capital suffisant, le marché actuel leur offre la possibilité d'embaucher les meilleurs talents.

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