Le mobile coûte à STMicroelectronics sa place au CAC 40, Alcatel-Lucent en profite

Le fabricant franco-italien de semi-conducteurs STMicroelectronics quitte le CAC 40 au profit d’Alcatel-Lucent. Il paye sa mésaventure dans ST-Ericsson et le marché des mobiles.

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Le mobile coûte à STMicroelectronics sa place au CAC 40, Alcatel-Lucent en profite

STMicroelectronics n’a pas fini de subir les contrecoups de sa mésaventure dans les mobiles. Alors qu’il a achevé l’été dernier le démantèlement de ST-Ericsson, sa société commune avec Ericsson dans les modems, composants sans fil, processeurs d’application et systèmes sur puces pour terminaux portables, le fabricant franco-italien de semi-conducteurs va céder sa place dans le CAC 40 à Alcatel-Lucent, qui revient dans l’indice boursier parisien après l’avoir quitté un an auparavant. Au 23 décembre 2013, il sera rétrogradé au CAC Next 20, l’antichambre du CAC 40.

Baisse du chiffre d'affaires

Cette sortie était attendue par les analystes depuis la publication des résultats financiers du groupe en octobre dernier. Sur les neuf premiers mois de l’année, STMicroelectronics déplore un chiffre d’affaires en baisse de 4,2% à 6 milliards de dollars et une perte de 464 millions de dollars. Difficile dans ces conditions d’atteindre l’objectif de croissance de 5 à 10% en 2013 affiché par Carlo Bozotti, le patron du groupe, dans son interview au Figaro en juin dernier.

D’ailleurs, la direction a dû revoir à la baisse ses ambitions avec une prévision de chiffre d’affaires stable pour le quatrième trimestre et le report de son objectif de marge brute opérationnelle de 10% de six mois à la mi-2015. Selon Gartner, STMicroelectronic devrait terminer 2013 avec un chiffre d’affaires de 8 milliards de dollars, en chute de 4,2%, sur un marché des semi-conducteurs pourtant en hausse de 5,2%.

Le coût du démantèlement et de la restructuration

Mais la décision du Conseil Scientifique des Indices boursiers Euronext, auxquels appartient le CAC 40, s’appuie sur les performances boursières des 12 derniers mois. Or depuis le début de l’année, le titre STMicroelectronics n’a gagné que 5% de sa valeur, contre 13% pour l’ensemble des entreprises du CAC 40. En cause : les répercussions de ST-Ericsson. Depuis sa création en 2009, cette coentreprise a cumulé plus de 3 milliard de dollars de pertes.

A cela s’ajoute le coût de démantèlement et de restructuration estimé pour STMicroelectronics à 120 millions de dollars en 2013 et l’effondrement de Nokia. Le fabricant finlandais de mobiles étaient le premier client du groupe avec près de 20% du chiffres d’affaires. Il est tombé à moins de 10%. Le boom des ventes des Mems ou des microcontrôleurs n’a pas suffi à compenser une chute aussi brutale.

Ridha Loukil

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