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Le nouveau CNNum veut penser le numérique… en sortant d'un prisme 100% numérique

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Le Conseil national du numérique nouvelle mouture, présidé par Marie Ekeland, voit ses compétences élargies. Le CNNum s’appuiera sur une équipe "plurielle" de 30 membres issus de la société, du monde universitaire et de l’entrrepeneuriat.

Le nouveau CNNum veut penser le numérique… en sortant d'un prisme 100% numérique
Marie Ekeland, nouvelle présidente du CNNum, et Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au numérique © Sylvain Arnulf - L'Usine Digitale

Une agricultrice, un rappeur, une romancière, un médecin,  une historienne… La composition du Conseil national du numérique troisième version, dévoilée ce 11 décembre 2017, traduit une volonté d’ouverture à d’autres disciplines, points de vue, regards sur la société transformée par le numérique. C’est une volonté marquée de sa nouvelle présidente Marie Ekeland qui a composé ce collectif – paritaire – de 30 personnalités (dont 22 nouvelles) issues des mondes académique, économique et de la société civile : sortir d’une vision purement technologique du numérique et s’interroger sur ses enjeux sociaux, éthiques, environnementaux, démocratiques, culturels.

 

Intégrer des personnalités non expertes du numérique

"La technologie est juste un moyen, le vrai sujet est 'que veut-on construire ensemble'", explique la co-fondatrice du fonds d’investissement Daphni et ex co-présidente de l’association France Digitale. "Pour penser la société de demain, nous devons remettre la question du numérique au cœur de la société, sortir de la notion d’expertise". D’où la volonté d’intégrer des personnalités non issues du numérique pour qu’elles "apportent leurs différents angles de vue" et ainsi refléter "la complexité de la société française", résume Marie Ekeland.

 

L’intérêt serait aussi, selon le secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi (et ancien président du CNNum) de se montrer plus complémentaire d’un gouvernement "qui n’a jamais été aussi numérique", selon lui. L’appareil d’Etat aurait en son sein plus de compétences de base sur le sujet, donc moins besoin de l’appui technique du CNNum… mais davantage de sa capacité de réflexion prospective.

 

Un vaste champ d'exploration

Les compétences de l’organisation, chargée d’étudier les questions relatives au numérique, tout en co-construisant les politiques publiques dans le domaine, sont donc élargies, un peu comme celles du secrétariat d’Etat au numérique à laquelle elle est rattachée (bien qu’indépendante). Le CNnum pourra s’emparer de nombreux sujets : transformation du travail par l’IA et la robotique, éducation, évolution de la protection sociale et du système de santé, gouvernance des plates-formes, transformation de l’Etat, inclusion numérique…

 

Le programme est vaste et les moyens de l’institution pas illimités (30 membres bénévoles et 11 salariés permanents), il va falloir définir des urgences et des priorités. Le nouveau CNnum se réunira pour la première fois en janvier 2018 pour un séminaire "kick-off "qui permettra de commencer à bâtir une feuille de route pour les deux ans à venir (la durée du mandat des membres). Il publiera tous les ans son "programme prévisionnel de travail" et promet de recueillir les propositions du public sur son site web, comme il l’a fait lors de la construction du rapport "Ambition numérique", en préambule de la Loi numérique du quinquennat Hollande.

 

Une "indépendance de pensée"

Le gouvernement aura toujours la possibilité de faire appel à l’expertise du CNNum sur les questions de son choix et ce dernier pourra aussi s’auto-saisir dès qu’il le jugera nécessaire. Depuis sa création en 2012, il a déjà fait entendre une voix dissonante sur certains projets gouvernementaux comme la Loi de programmation militaire, le fichier TES… Marie Ekeland assure que cette "indépendance de pensée" sera préservée.

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