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Le pouls à vue d’œil

L’analyse d’une vidéo permet de mesurer le rythme cardiaque de la personne filmée : d’infimes oscillations de la tête sont caractéristiques des pulsations du sang envoyés par le cœur. Cette méthode pourrait faciliter la surveillance médicale de nouveaux nés ou de personnes âgées. Et même le diagnostic de certaines pathologies.
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Le pouls à vue d’œil
Le pouls à vue d’œil

Il suffit de filmer le patient avec une caméra numérique, puis de lancer l’analyse d’images. En sortie, l’ordinateur indique le pouls qui, les chercheurs ont pu le vérifier avec plusieurs sujets, est quasiment identique à celui donné par un électrocardiogramme.

Observer attentivement la vidéo ne servirait à rien : ce sont en fait des oscillations minuscules de la tête, invisibles à l’œil nu, qui sont analysées par le traitement d’images. Ces mouvements infimes résultent de l’envoi du sang dans la tête par les contractions du cœur, via les artères carotides. Une série d’algorithmes, mise au point par le laboratoire d’informatique et d’intelligence artificielle du MIT, permet d’en extraire la pulsation cardiaque.

Séparer le pouls des mouvements du patient

Le système d’analyse d’images commence par isoler la tête du patient du reste de l’image, par une technique de reconnaissance du visage. Ensuite, les évolutions d’une image à l’autre de centaines de points du visage sont repérées. Seuls les mouvements pouvant correspondre à une pulsation cardiaque (entre 0,5 Hz et 5 Hz) sont conservés, afin de filtrer tout ce qui résulte de la respiration ou de mouvements du patient. Enfin des algorithmes extraient les signaux vraiment significatifs (analyse en composantes principales), et retiennent celui qui a le plus de chances d’être le pouls. Selon les chercheurs, d’autres caractéristiques cardio-vasculaires, notamment des signes pathologiques, pourraient être tirées de ce type d’analyse "visuelle".

Le système est en cours de test à Taiwan, dans le cadre d’un projet qui vise à mieux surveiller des nouveaux nés pendant leur transfert en ambulance.

Thierry Lucas

 

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