Le Syntec Numérique anticipe une hécatombe pour les entreprises si l'économie ne redémarre pas d'ici mi-mai

Le Syntec Numérique publie un baromètre prenant le pouls de ses adhérents durant la crise. 13% des salariés des entreprises du numérique sont au chômage partiel. Un secteur qui est moins touché que d'autres pans de l'économie, mais qui subit aussi de plein fouet la situation actuelle.

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Le Syntec Numérique anticipe une hécatombe pour les entreprises si l'économie ne redémarre pas d'ici mi-mai

Le Syntec Numérique a réalisé un baromètre* auprès de ses adhérents pour prendre le pouls des entreprises numériques en cette période de crise sanitaire et mesurer son impact sur leurs performances économiques. Résultat : 13% des salariés (environ 68 000 personnes) sont en chômage partiel, 5% des salariés travaillent sur site et les autres sont en télétravail, selon ce baromètre publié jeudi 9 avril 2020.

Les éditeurs de logiciels sont moins touchés

"Globalement les entreprises utilisent les moyens mis à disposition par le gouvernement comme le chômage partiel et les mécanismes de report de charge ou le remboursement du crédit d'impôt recherche", annonce Godefroy de Bentzmann, le président du Syntec Numérique, à L'Usine Digitale. Toutefois, ces chiffres globaux masquent des disparités selon les secteurs et le business model des entreprises. Les éditeurs de logiciels, qui sont moins touchés car leur facturation en mode SaaS leur permet d'avoir des revenus récurrents, n'ont quasiment pas activé le chômage partiel pour l'instant.

A l'inverse, "les ESN (entreprise de services du numérique, ndlr) et les sociétés de conseil en technologies sont plus touchées", précise Godefroy de Bentzmann. Ce dernier secteur est celui qui subit le plus cette crise sanitaire pour l'instant. Mais les difficultés devraient s'accentuer pour toutes les entreprises du numérique. Un second baromètre du Syntec Numérique, qui sera publié vers le 20 avril, devrait montrer un recours plus massif au chômage partiel.

Un Appel à une reprise rapide de l'activité

"46% de nos adhérents considèrent que si l'économie ne repart pas d'une façon normale dans les trois mois, elles seront dans une situation à grand risque", ajoute Godefroy de Bentzmann. Ce chiffre s'élève à 79% si l'économie ne redémarre pas dans les 6 mois. Le président du Syntec Numérique appel à une reprise très encadrée (gestes barrières et port du masque) mais néanmoins rapide de l'activité. "Si d'ici mi-mai l'économie n'a pas commencé à redémarrer, on va assister à un nombre de disparitions d'entreprises colossal".

Le Syntec Numérique réfléchit déjà avec les ministères concernés et la direction générale des entreprises (DGE) à des propositions destinées à aider les entreprises à se relancer et éventuellement à soutenir celles qui sont les plus fragilisées. Une relance qui s'annonce d'ores et déjà longue et compliquée, puisque la majorité des adhérents du Syntec Numérique pense que si l'économie repart courant mai, il faudra attendre entre septembre et courant 2021 pour qu'elles retrouvent un rythme d'avant crise.

(*) Méthodologie : enquête flash adressée en ligne du 31 mars au 7 avril 2020, avec 166 répondants. Tous les métiers ainsi que toutes les tailles d’entreprise sont présents dans le panel des répondants. La distribution de l’échantillon correspond aux ordres de grandeur du secteur du numérique que représente le Syntec Numérique.

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