Legalstart secoue le petit monde du juridique en cassant les prix

Avocats, notaires, juristes… Pour créer leur structure, les entrepreneurs ont besoin des services (souvent coûteux) de professions juridiques. La plate-forme web Legalstart traite leurs demandes de Kbis, leurs procédures d'embauches ou encore de la création de leurs marques, via sa solution logicielle innovante, pour des tarifs jusqu'à 80% moins élevés, en moyenne, que ceux des professionnels du droit.

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Legalstart secoue le petit monde du juridique en cassant les prix

Recourir à un avocat, un notaire ou un huissier lors de la création d'une activité n'est plus forcément un passage obligé. Pour la plupart des procédures, il est aussi possible de passer par la plate-forme de services juridiques en ligne Legalstart. Lancée en mars 2014, cette start-up parisienne, fondée en 2012, offre une large palette de services destinés aux entreprises en développement : rédaction de contrats de travail, accords de confidentialité, dépôt de marques, pacte d'associés…

Concrètement, l'utilisateur se rend sur le site et choisit la procédure légale qu'il souhaite effectuer : créer une société par actions simplifiée (SAS) par exemple. Il répond à un questionnaire dynamique, développé par les trois cofondateurs de la start-up. Ses réponses alimentent l'arborescence de contrats sous-jacente, formalisée par Legalstart.

5 à 10 minutes pour créer sa boite

5 à 10 minutes suffisent pour créer une SAS et disposer d'un contrat personnalisé, produit automatiquement et payé en ligne. Les tarifs dépendent de la prestation choisie : l'entrepreneur peut, s'il le désire, disposer d'un accompagnement plus poussé avec des cabinets d'avocats partenaires de la plate-forme. Il se rend ensuite dans son espace client pour fournir, si besoin, les documents juridiques nécessaires à l'accomplissement des démarches administratives par Legalstart. Il peut enfin télécharger ses contrats et les imprimer.

Une équipe de cinq "formalistes" vérifie que les dossiers remplis par les entrepreneurs sont complets avant de les envoyer (dans un format numérique) aux autorités compétentes. Legalstart se dit 80% moins chère en moyenne que ses concurrents traditionnels. Créer sa SAS coûte 149 euros à un utilisateur de la plate-forme (en plus du coût légal administratif). "Un avocat (notamment en région parisienne) peut prélever pour ce même service 1 500 à 2 500 euros !", affirme Timothée Rambaud, directeur général de la start-up.

1 milliard d'euros d'économies pour les entrepreneurs

Soutenue par Bpifrance et membre de l'écosystème FrenchTech, Legalstart participe au Conseil de simplification pour les entreprises. La plate-forme vise les 10 000 clients en juillet 2015 (80% environs de TPE/PME) et lance deux à trois nouveaux services juridiques par mois. Elle connaîtrait une croissance à deux chiffres depuis son lancement. Legalstart veut permettre aux entrepreneurs de réaliser 1 milliard d'euros d'économies sur les services juridiques d'ici 5 ans. Un objectif qui semble réalisable, si l'on se penche sur la situation aux Etats-Unis, où plus de 50% des créations d’entreprises se font aujourd'hui sur le net.

Timothée Rambaud le concède : Legalstart s'attaque bien aux professions juridiques qui facturent à des prix élevés des prestations simples, sans réelle valeur ajoutée. Mais le site n'est pas seulement un concurrent pour les juristes : "la majorité des 55 000 avocats français travaillent dans de micro-structures, qui n'ont pas suffisamment de fonds pour se digitaliser. Ils peuvent, eux aussi, utiliser cette plate-forme pour aller plus vite dans les procédures juridiques standards que leur demandent leurs clients et consacrer leur temps aux cas difficiles, où ils apportent une vraie valeur ajoutée", souligne le patron.

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