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Les 4 clés de la réussite dans l’Internet des objets, selon Oliver Wyman

Dans une nouvelle étude, le cabinet Oliver Wyman démontre à quel point les business models de tous les secteurs de l'économie vont être bouleversés par l'internet des objets. Ses analystes livrent quelques conseils aux entreprises pour s'y préparer.
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Les 4 clés de la réussite dans l’Internet des objets, selon Oliver Wyman
Les 4 clés de la réussite dans l’Internet des objets, selon Oliver Wyman © Sylvain Arnulf - L'Usine Digitale

Après une étude sur la transformation digitale et des analyses sectorielles, l'antenne française du cabinet Oliver Wyman se penche sur la révolution induite par l'internet des objets. Pour la firme de conseil et de stratégie, pas de doute : tous les secteurs seront impactés par cette vague à un moment ou à un autre. Et "le mouvement sera sans doute plus rapide que prévu" prévient Emmanuel Amiot, principal auteur de l'étude, qui souligne qu'au-delà de 2020, les prédictions risquent d'être largement dépassées. "La question centrale n'est pas de savoir combien d'objets connectés seront déployés après 2020, mais comment sera répartie la valeur générée par les données qu'ils produisent", résume-t-il.

 

Pour Oliver Wyman, les plus grands bénéficiaires de cette transformation, ne seront pas ceux qui collectent la donnée ou l'analysent, mais ceux qui "l'organisent", c’est-à-dire se chargent de l'agrégation et du croisement des données pertinentes. Ces "organisateurs de données" seront-ils des acteurs du numérique qui dominent déjà, des industriels ayant su se regrouper ou se réorganiser, de nouveaux pure players ? Oliver Wyman ne se mouille pas. Mais le cabinet en est persuadé : l'attentisme n'est pas une option pour les entreprises.

 

"Chacun doit clarifier sa stratégie et définir le rôle qu'il souhaite jouer", assène l'étude. Qu'on se destine à être "bâtisseur d'un écosystème multisectoriel", "leader d'un écosystème vertical intégrant des concurrents" ou "acteur centrale d'un écosystème puissant", il faut entamer sa mue. Mais pas n'importe comment.

 

1 – partir de zéro, ou presque

 

Etrangement, Oliver Wyman ne conseille pas aux entreprises de se baser sur les données qu'elles possèdent déjà pour bâtir de nouveaux services et faire évoluer leur business model.  "Ce serait prendre le risque de passer à côté de modèles économiques vraiment innovants", juge Emmanuel Amiot. Il ne faut pas penser donnée existante, mais partir des besoins du client (actuel et futur) et raisonner en terme d'usage et de service. Ce qui nécessite de sortir de sa "verticale" traditionnelle et de réfléchir de manière plus transversale, en partant d'une feuille blanche.

 

2 – expérimenter

 

Puisque l'on pénètre en zone inconnue, le "test and learn" est la règle. Ce mode d'innovation permet de découvrir les usages à mesure qu'ils apparaissent et d'adapter le modèle économique en conséquence. Ce fonctionnement par "pilotes" successifs, améliorés en permanence par les retours des utilisateurs, est un puissant moteur de transformation du modèle opérationnel des entreprises, souligne Oliver Wyman. "Les industries ont l'habitude de travailler dans leurs silos habituels. Cet apprentissage, par phases de tests successives, leur permet de commencer à apprendre à travailler différemment", souligne Emmanuel Amiot.

 

3 – rester ouvert

 

Oliver Wyman considère que seuls les modèles "ouverts" (en terme de technologies, de protocoles, de dynamique de partenariats) seront viables. Les acteurs industriels isolés n'auront pas suffisamment de ressources et compétences pour affronter les changements (notamment technologiques) qui s'annoncent. La firme conseille aussi à chaque compagnie de se doter d'une stratégie d'agrégation des données, internes… mais surtout externes.

 

4 – savoir hybrider son modèle

 

Pour certaines entreprises, l'Internet des objets est un puissant outil de relation client : il leur permet de se rapprocher du public en connaissant plus finement leurs habitudes et l'utilisation qu'il fait de leurs produits et services. Mais dans le même temps, ces entreprises peuvent se trouver court-circuitées par de nouveaux acteurs des objets connectés qui se placent en intermédiaires entre eux et les clients. "La ré-intermédiation des uns entraîne la désintermédiation des autres", résume les experts.

 

Un assureur traditionnellement B2B sera-t-il amené à s'éloigner des clients (puisque le modèle de la propriété individuelle s'éloigne), pour devenir une sorte de "broker de risque" en partenariat avec constructeurs automobiles et plates-formes d'intermédiation (les Uber, Blablacar, Drivy, Airbnb…). Un acteur B2B comme IBM peut-il se muer un fournisseur global de solutions B2B en santé, fort de ses multiples initiatives en la matière ? Les entreprises vont-elles s'orienter sur des modèles hybrides, accompagnées par de plus en plus de petits acteurs agiles B2B2C ? Puisque tout reste à inventer, il n'y a ni totem ni tabou. 

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