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Les 5 secrets d'Adecco pour accélérer sa transformation digitale

Adecco multiplie les initiatives en vue de sa transformation digitale. Pour cela, le groupe de services RH prend des participations et investit, mais noue aussi des partenariats. Le numérique est devenu un pilier stratégique de l'entreprise qui n'oublie pas que celle-ci requiert de nouveaux talents qu'elle peut contribuer à trouver pour le compte de ses clients.  Le PDG du groupe, Alain Dehaze, nous a exposé sa stratégie lors d'un passage à Paris le 20 mars 2017.

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Les 5 secrets d'Adecco pour accélérer sa transformation digitale
Le Groupe Adecco a lancé sa division Adecco Analytics en octobre 2016. Objectif : "mettre le digital au service des enjeux de l’emploi". © Adecco

Les nouvelles formes de travail, à commencer par la multiplication des indépendants, la multiplication des applis promettant d'améliorer l'appariement entre demandeurs et offreurs de travail, la transformation digitale d'opértateurs publics comme Pôle emploi conduisent les entreprises à mettre l'accélérateur sur la transformation digitale. Comme d'autres, Adecco qui pratique le travail temporaire et se présente comme un fournisseur de solutions RH a entamé sa mue. Lors de la présentation des résultats, le pdg du groupe, Alain Dehaze a indiqué que le numérique était une des six priorités stratégiques du groupe pour se développer.

Le groupe suisse s'est pour cela doté d'une organisation spécifique qui se consacre uniquement au digital.

 

Investir dans un fond pour repérer les pépites

Pour accélérer sa transformation, Adecco a investi dans un fonds spécialisé dans le digital de Partech Ventures. L'intérêt de l'opération pour le PDG ?  "Cela nous donne accès à leur deal flow, sachant que, chaque année, 4 500 deals leur sont présentés". C'est un moyen de veiller sur les innovations digitales qui se présentent. Là, Adecco ne s'intéresse pas aux seul"s pépites du digital RH, il observe aussi ce qu'une start-up peut proposer dans le marketing ou l'expérience utilisateur pour améliorer les outils proposés aux entreprises et aux candidats.

 

Des investissements dans les pépites

Cela n'épuise pas l'investissement d'Adecco dans le numérique. Le groupe prend aussi des participations majoritaires dans des start-up. Il vient de le faire avec Beeple, une application belge spécialisée dans le travail temporaire pour l'événementiel. Un investissement qui sera décliné en France et utilisé pour le recrutement de personnel pendant le Tour de France 2017.
Autre investissement direct d'Adecco : la start-up Talent Today qui a développé des tests pour mieux faire coincider les candidats avec la culture d'entreprise. Pépite de l'entreprise : sa base de données de 3,5 millions de candidats.

 

Des projets développés à l'intérieur

Avec ce dernier rachat, Adecco pense pouvoir passer la vitesse supérieure pour le projet Adecco Analytics. Le projet est de mixer les datas d'Adecco avec des informations publiques pour améliorer le fonctionnement du marché du travail et rendre visible des offres qui demeuraient jusque-là cachées.

Cet outil est utile pour différents types d'intervenants : les entreprises, les collectivités territoriales (un accord a été signé avec les Hauts de France) ou même le grand public avec le site getopp qui s'appuie sur les données accumulées par Adecco Analytics. Cette entité sera prochainement ouverte dans trois nouveaux pays, assure le PDG.

 

Un accord en Chine

Adecco a aussi signé un accord avec une entreprise qu'on n'imaginait pas forcément, puisqu'il s'agit du chinois Alibaba. Le groupe développe pour le géant chinois une plateforme de services RH à destination des petites et moyennes entreprises et autres indépendants. Sauf que sur le marché chinois, cela prend des proportions inusitées en Europe. La Chine compte 770 millions de PME dont seulement 20 millions auraient un service RH structuré, d'après le PDG d'Adecco. C'est dire le potentiel qui s'ouvre à lui. La plateforme proposera des services pour la paie, la gestion des benefits, le recrutement ou la formation... La mise en production de la plateforme a été lancée il y a seulement quatre mois, alors qu'Adecco était déjà présent en Chine via une joint venture nommée Fesco spécialisé dans le travail temporaire et qui "emploie" 600 000 intérimaires chaque année.

 

De nouveaux métiers donc de nouvelles possibilités

Le numérique est aussi un moyen d'entrer en relation avec des candidats qui jusque-là ne poussaient pas la porte d'une agence d'Adecco. Mais ce sont aussi de nouveaux métiers en situation de pénurie. Alain Dehaze témoigne : "Aux Etats-Unis, il existe d'importants besoins en matière de cyber-sécurité. Le gouverneur du seul état de l'Arkansas a besoin de 10 000 spécialistes et peine à les trouver". Adecco assure pouvoir aider à trouver les profils compatibles avec les exigences de ce métier et leur apporter une formation complémentaire.  

 

L'ensemble de ces actions stratégiques s'inscrivent dans trois directions identifiées par la direction d'Adecco monde : la numérisation des legacy (l'ensemble des process administratifs en direction des clients et des intérimaires), la co-création de "copies digitales" des offres et produits actuels, ainsi que la recherche d'offres et de technologies disruptives. 

 
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