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Les 6 grandes tendances technologiques qui auront un impact sur les entreprises en 2017 et au-delà...

Tribune 2016 aura été une fois encore une année riche en développement dans tous les secteurs avec des avancées technologiques significatives dans plusieurs domaines : véhicules autonomes, "machine learning", intelligence artificielle, robotique, systèmes connectés et réseau sans fil 5G. Alors que l’industrie continue d’évoluer, Zebra Technologies observe six tendances clefs qui auront un impact sur les entreprises en 2017. Par James Morley Smith, ‎EMEA CTO & Directeur de l'expérience utilisateur chez Zebra Technologies

mis à jour le 20 décembre 2016 à 08H12
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Les 6 grandes tendances technologiques qui auront un impact sur les entreprises en 2017 et au-delà...
Les 6 grandes tendances technologiques qui auront un impact sur les entreprises en 2017 et au-delà... © sdecoret - Fotolia

#1 - Les entreprises bénéficieront d’une plus grande visibilité sur leurs actifs, personnel et transactions

 

Les objets vont parler : ils sont de plus en plus souvent tagués à l’aide de code à barres, de puces RFID, de beacons ou de capteurs. Les objets connectés bénéficient désormais d’une voix numérique leur permettant de communiquer avec l’Homme.  Le cabinet d’études Gartner avait estimé à 6,4 milliards le nombre d’objets connectés dans le monde en 2016, soit une augmentation de 30 % par rapport à l’année précédente. A l’horizon 2020, ce chiffre pourrait atteindre 20,8 milliards.

En 2017, avec ces objets capables de "communiquer", l’environnement des entreprises devrait être de plus en plus "performant" en termes de données échangées et à analyser en temps réel.

Les systèmes aident désormais à traduire chiffres, motifs imprimés ou données codées en textes pouvant être aisément interprétés et compris par l’homme. Cette évolution va inciter les entreprises à se doter d’outils  pour avoir une plus grande visibilité en temps réel et mieux localiser leurs actifs, ou connaître leur situation exacte à un moment donné. Ce qui devrait également provoquer une augmentation de la demande des systèmes de capture des données.
 

#2 - Donner du sens aux données avant qu’elles ne soient "obsolètes"

 

Nous avons assisté, au cours des dernières années, à une croissance exponentielle des données non structurées dans la quasi-totalité des secteurs industriels bouleversés par l’Internet des Objets et l’analyse des données (data analytics). Pour autant, la problématique demeure inchangée pour de nombreuses entreprises qui sont dans l’incapacité d’extraire suffisamment rapidement les informations opérationnelles utiles de ces données avant qu’elles ne perdent leur valeur intrinsèque.

 

Selon le cabinet IDC, en 2020, chaque personne en ligne créera chaque seconde 1,7 Mo de données nouvelles. A ce rythme, le concept de "données périssables" s’avère plus pertinent que jamais. Les entreprises doivent être capables d’exploiter ces données avant qu’elles ne deviennent obsolètes ou inutiles. Les décoder via des terminaux et portables basés sur l’Internet des Objets permettra aux entreprises d’accélérer leur processus de prise de décision, et de faire des choix sur la base d’informations mieux documentées et adéquates. L’un des défis auxquels les entreprises seront confrontées l’année prochaine consistera donc à traduire les données capturées en analyses décisionnelles, avec autant de rapidité que possible.

 

#3 - En faire davantage avec des terminaux mobiles plus performants

 

Nous anticipons que de plus en plus de fonctions et de services seront intégrés dans un unique terminal dédié au monde de l’entreprise et nous anticipons également une demande de terminaux mobiles qui scannent, mesurent des objets en utilisant des technologies de dimensionnement mobile, ce dans des secteurs comme le commerce de détail, la santé, le transport-logistique et l’industrie manufacturière.

Les "wearables" utilisés en entrepôt sont un autre exemple. Ils bénéficient de plus en plus fréquemment de fonctionnalités multimodales, permettant aux employés d’accéder à de nombreuses fonctions à l’aide d’un seul terminal. Dans le secteur des transports et de la logistique, où les frais d’expédition sont de plus en plus souvent calculés sur la base du poids volumétrique pour les articles les plus légers, comme les vêtements ou différents autres objets de ce type, l’aide à la mesure des dimensions via un terminal mobile est une tendance qui prend de l’ampleur. Cette technologie innovante permet aux professionnels de mesurer un colis à l’aide d’une simple touche sur leur terminal mobile, évitant ainsi la fastidieuse et très incertaine procédure de calcul à l’aide du mètre traditionnel.

 

#4 - Intelligence artificielle et automatisation pour résoudre les défis de la supply chain

                                               

En dépit de certaines inquiétudes exprimées à l’égard de l’intelligence artificielle et de l’automatisation venant prendre la place de l’être humain, les spécialistes en stratégie de la supply chain voient d’un bon œil l’utilisation élargie de ces technologies en 2017, afin d’accroître la productivité des salariés. Le cabinet IDC, a identifié la robotique comme l’un des six accélérateurs d’innovation qui devraient jouer un rôle majeur dans la transformation digitale, en ouvrant de nouvelles sources de revenus, et en modifiant la manière dont le travail est réalisé. IDC prévoit un taux de croissance annuel composé de 17 % pour les dépenses globales de robotique et de services associés, passant de 71 milliards de dollars U.S. en 2015, à 135,4 milliards de dollars U.S. en 2019.

 

Amazon et DHL ont commencé à utiliser des robots de manutention dans leurs entrepôts. Ces robots sont capables de soulever et de déplacer les marchandises et de les apporter jusqu’au personnel qui les collecte et en assure le conditionnement. Cela permet de s’affranchir de la tâche subalterne et peu valorisante consistant à courir les allées de l’entrepôt pour collecter manuellement les articles devant être expédiés. Ce qui démontre bien qu’il y a là matière à économiser du temps et de l’argent.

 

#5 - La localisation, facteur clé de la satisfaction client

 

En 2017, les technologies de localisation – pour certaines sous forme d’applications avec des drones –, feront l’objet de nouvelles avancées visant à améliorer l’expérience client dans des secteurs tels que le commerce de détail, l’hôtellerie, la santé et l’industrie manufacturière. Ainsi, 74 % des hôtels/resorts interrogés dans le cadre d’une étude Zebra reconnaissent prévoir la mise en œuvre de technologies de localisation afin d’offrir des offres mobiles géo-ciblées comme des promotions.

 

Le monde du sport n’est pas en reste et a même pris une longueur d’avance dans le déploiement innovant de la technologie de localisation industrielle déjà utilisée par les entrepôts et les hôpitaux. Les joueurs qui évoluent au sein de la Ligue nationale de football américain (NFL), par exemple, portent des puces RFID dans leurs épaulières, afin de suivre en temps réel leurs mouvements et déplacements avec précision.

 

#6 - L’apparition du véritable commerce omnicanal

 

2017 sera une année record pour la distribution omnicanal. Selon le rapport 2016 de Retail Technologies portant sur les dépenses techniques de ce secteur d’activité (Retail Tech Spending Report), près de 78 % des cadres interrogés précisent que leur entreprise met l’accent sur des technologies et procédés innovants pour augmenter ses marges et améliorer l’expérience client.

Les magasins traditionnels subissent une pression considérable en raison de la popularité croissante du commerce en ligne et, plus récemment, du Click & Collect, qui les obligent à réaliser une partie de leur activité en ligne. Selon le cabinet d’études de marché IHL Group, spécialisé dans l’analyse de la distribution, les détaillants au niveau mondial perdent chaque année la somme astronomique de 1750 milliards de dollars U.S. en raison des coûts associés au sur-stockage, aux ruptures de stock et aux retours inutiles.

Quasiment à contre-courant de la tendance actuelle, certains détaillants qui proposent leurs produits en ligne en viennent pourtant à ouvrir des magasins traditionnels. C’est ainsi qu’Amazon, connu pour numériser le secteur de l’édition et pour étrangler le métier de l’impression, a ouvert son premier magasin traditionnel fin 2015. Et l’entreprise a annoncé son intention d’ouvrir de nouveaux magasins dans les années à venir – un mouvement qui marque le démarrage de la distribution omnicanal.

L’omnicanal ne réussit toutefois pas à s’affranchir d’un certain nombre de défis. Il y a tout d’abord le manque de visibilité sur les stocks qui rend difficile l’anticipation des demandes soudaines. Avec l’expansion en périmètre et en complexité de la supply chain pour l’omnicanal, les entreprises doivent trouver le moyen de mieux suivre leurs stocks et de prévoir la demande dans leur chaîne d’approvisionnement. C’est pourquoi la RFID est une des technologies essentielles au commerce omnicanal, qui permet au détaillant de voir en temps réel où sont les produits dans l'entrepôt et combien il en reste en stock. Il aura besoin en outre d'une imprimante capable d'imprimer et d'encoder les étiquettes RFID. Et de lecteurs pour lire ces étiquettes RFID. Pour la même raison, les distributeurs adeptes du commerce en ligne seront confrontés à des difficultés et le secteur du transport et logistique devra monter en puissance pour soutenir des livraisons rapides, compte tenu de l’intensification des commandes en ligne, et de clients qui demandent une livraison pour le lendemain, le jour-même, voire dans l’heure qui suit.

Maintenir le même niveau d’expérience client en ligne et hors ligne est également un défi non négligeable. Comment les clients pourront-ils, par exemple, "naviguer" dans un magasin traditionnel aussi facilement qu’ils le font déjà dans un magasin virtuel ? Autant d’interrogations et de défis que les détaillants doivent sérieusement prendre en compte.

 

Par James Morley Smith,  EMEA CTO & Directeur de l'expérience utilisateur chez Zebra Technologies

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