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Les femmes de la tech prêtes à en découdre

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A l’occasion d’un événement à Londres, des entrepreneuses du monde de la tech ont analysé cette semaine les défis à relever dans un monde encore largement dominé par les hommes.

Les femmes de la tech prêtes à en découdre
Les femmes de la tech prêtes à en découdre © Ambassade de France à Londres

Elles sont jeunes, bardées de diplômes d’excellence, et déjà fondatrices de start-up ou à des postes très seniors dans des entreprises. Encore minoritaires dans un secteur largement dominé par les hommes, ces nouvelles entrepreneuses de la tech ont fait entendre cette semaine leurs voix lors d’un événement consacré aux Women in Tech au musée de la Wallace Collection à Londres.


Evoluer dans un mileu très masculin

Pour beaucoup, le sentiment d’évoluer dans un milieu d’hommes s’est manifesté très vite :  "J’étais la seule fille dans ma promotion", s’exclame Claire Calmejane, responsable de l’innovation et du Centre d’Excellence Digital chez Lloyds Banking Group (LBG) qui est passée sur les bancs d’EPITA, une école d’ingénieurs. Certaines ont également affûté leurs premières armes professionnelles dans des secteurs très masculins : "J’ai commencé  à travailler dans la finance", explique Camille Rougié, co-fondatrice et directrice générale de Plural AI, une start-up développant des solutions d’intelligence artificielle, "et de toute évidence, la finance partage les mêmes problèmes que la technologie : si au départ, les contingents de femmes et d’hommes sont égaux, on assiste ensuite à une déperdition des femmes à des postes plus seniors. La visibilité des femmes décline alors".


Le rôle de l'éducation

Et pour améliorer cette visibilité, l’école a son rôle à jouer : "Il existe encore énormément d’écoles qui ne proposent pas le coding", explique Sophie Adelman, fondatrice et directrice générale de WhiteHat UK, une start-up favorisant l’apprentissage au sein de grosses entreprises. "Or, il faut bien se convaincre que le coding n’est pas plus difficile que l’apprentissage d’une langue étrangère", ajoute Camille Rougié.  Une fois installées dans leur vie professionnelle, ces entrepreneuses continuent à affronter les biais inconscients : "Aux Etats-Unis, les femmes ne reçoivent que 2 % du total des investissements en provenance des fonds de capital risque", explique Anna Lowe, co-fondatrice de l’application Smartify, "il faut impérativement que cela change".

 

Se battre pour sortir du lot

L’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle fait aussi figure de casse-tête : "Les femmes doivent impérativement accéder à une vraie égalité, en particulier pour ce qui concerne les premières années de vie de l’enfant", explique Sophie Adelman. Pour Claire Calmejane, le sujet d’inquiétude majeur demeure cependant la frilosité d’un certain nombre de femmes : "Les femmes ne posent pas leur candidature", explique la responsable de l’innovation chez LBG. Nous avons pourtant multiplié les initiatives. Or, elles représentent moins de 25% du nombre total de candidatures".  Dans la tech comme ailleurs, un renforcement de la confiance en soi s’impose. "Il faut sortir du lot, martèle Camille Rougié. Les gens se souviennent de vous, en particulier si vous êtes compétentes".  Un conseil à méditer.

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