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Les Français sont de plus en plus inquiets de l'usage qui est fait de leurs données

Une étude révèle l'inquiétude croissante des consommateurs français et européens face à l'utilisation qui est faite de leurs données, et notamment leur absence de contrôle sur ce phénomène. Par ailleurs, si leur appétence pour les usages numériques a connu une forte croissance durant la pandémie, il se limite encore à certains domaines spécifiques comme le retail.
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Les Français sont de plus en plus inquiets de l'usage qui est fait de leurs données
Les Français sont de plus en plus inquiets de l'usage qui est fait de leurs données © Alex Ware/Unsplash

Une nouvelle étude baptisée "Digital Frontier 4.0", commanditée par VMware et réalisée par l’institut YouGov, souligne l’inquiétude grandissante des Français quant à l’usage qui est fait de leurs données, quand bien même ils sont favorables aux nouvelles technologies dans certains domaines spécifiques. Au global, 42% des individus sondés disent avoir l’impression de perdre de plus en plus le contrôle face à l’impact grandissant de la technologie dans leur quotidien.

L'étude a été menée entre le 31 janvier et le 22 mars 2022 auprès d'échantillons représentatifs de consommateurs en Europe, dont 1124 personnes en France.
 

L'e-commerce, un bon terrain d'essai...

L’acceptabilité semble liée à l’importance des domaines concernés. Par exemple, dans le secteur de l’e-commerce, 55% des personnes ayant répondu seraient d’accord pour laisser une application faire leurs courses de façon optimisée en choisissant automatiquement des aliments sains. 43% seraient aussi intéressées par la capacité de faire de l’essayage virtuel pour limiter le risque de renvoyer des vêtements au magasin lors d’un achat en ligne.

...Contrairement à la finance ou la santé

En matière de finances en revanche, seuls 33% des interrogés se disent prêts à laisser une application gérer leur argent, du moment que cela leur fournit un meilleur rendement. Une adhésion plus limitée qui se comprend bien volontiers. Même chose pour la santé, où seuls 20% des sondés accepteraient d’utiliser des dispositifs médicaux (implants, prothèses) imprimés en 3D, malgré le fait que cette méthode de fabrication, déjà utilisée, a prouvé son efficacité et même sa supériorité dans certains domaines.

Inquiétude sur la collecte de données personnelles

Par ailleurs il ressort que les Français sont désormais mieux sensibilisés à l’importance de leurs données personnelles. 68% d’entre eux s’inquiètent de ne pas savoir réellement qui a accès à leurs données personnelles et comment elles sont utilisées, et 65% des personnes interrogées déclarent refuser tous les cookies sur les sites web, même si cela leur fait perdre plus de temps.

"Il est intéressant de constater qu'une prise de conscience a lieu sur le sujet des données personnelles, même si le niveau de compréhension du numérique doit augmenter pour que les gens sachent qui accède à leurs données, commente Olivier Savornin, directeur général de VMware France. Cela touche entre autres à la souveraineté des données, et nous sommes bien placés pour aider l’écosystème européen à se protéger des lois extraterritoriales américaines de ce point de vue, en équipant des fournisseurs comme OVHcloud."

L'épouvantail de la surconsommation du numérique trouve peu d'écho

L'autre bonne nouvelle est que la désinformation rampante sur l’impact énergétique du numérique n’a pas trop pris racine auprès du public interrogé par l’étude, avec seulement 15% acquiesçant à l’idée que "l’empreinte carbone d’une consommation régulière de Netflix est très élevée".

On rappellera que, si le streaming vidéo sur Internet en effet une source non négligeable de consommation électrique, regarder les chaînes de télévision françaises ou se déplacer en voiture pour aller au cinéma le sont tout autant (si ce n’est plus). Dans tous les cas, les répondants indiquent qu’ils ne sont pas enclins à modifier leur consommation.

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