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Les manifestants ont eu raison de la taxe sur l'utilisation d'Internet en Hongrie

[Actualisation] Les manifestants descendus dans les rues de Budapest pour protester contre le projet de taxe sur l'utilisation d'Internet de Viktor Orban ont eu raison du projet. Le dirigeant de la Hongrie a annoncé le 31 octobre qu'il "ne peut être adopté sous sa forme actuelle".
mis à jour le 31 octobre 2014 à 14H12
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Les manifestants ont eu raison de la taxe sur l'utilisation d'Internet en Hongrie
Les manifestants ont eu raison de la taxe sur l'utilisation d'Internet en Hongrie © wikimedia commons

Actualisation du 31 octobre - La taxe sur l'utilisation d'Internet "ne peut être adopté sous sa forme actuelle […. Rien ne peut être validé dans ces circonstances", a annoncé le 31 octobre le Premier ministre hongrois Viktor Orban. Il a également indiqué qu'une consultation nationale aurait lieu en janvier 2015. Les manifestants ont eu raison du projet.

"Wifi libre", "Internet libre". Le 26 octobre, une partie des 10 000 Hongrois qui ont arpenté les rues de Budapest brandissaient des panneaux aux textes clairs : ils ne voulaient pas que le gouvernement mette en place cette taxe sur l'utilisation d'Internet. Ce projet a été annoncé le 21 octobre. Pour chaque gigaoctet transféré, l'Etat voulait prélever 0,50 euros (150 forints).

METTRE LES CRITIQUES SUR VIKTOR ORBAN EN SOURDINE

Prélever cet impôt aurai permis à la Hongrie, très endetté, de se remettre à flot. Le gouvernement affirme que la mesure est juste car elle compense le basculement de la clientèle des lignes de téléphone traditionnelles vers Internet, rapporte l'AFP. Mais ses détracteurs la jugent anti-démocratique. Pour eux, cette taxe n'a qu'un objectif : donner moins d'échos aux critiques qui circulent en ligne contre le Premier ministre Viktor Orban, souvent qualifié de despote.

S'il était un jour mis en place, cet impôt rendrait l'éducation des enfants dans les zones les plus pauvres du pays plus difficiles, sans compter qu'il serait dommageable aux entrepreneurs. Les chefs de jeunes entreprises, disposant de peu de liquidités, verraient leur accès au web limité. 

Neelie Kroes, la commissaire européenne responsable des nouvelles technologies qui va prochainement être remplacée par l'allemand Günther Oettinger, a exprimé sur Twitter son indignation :

Lélia de Matharel

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