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Les quatre vies d'Olivier Mathiot, nouveau PDG de PriceMinister

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Olivier Mathiot vient d'être promu PDG du site de e-commerce français PriceMinister, racheté par le japonais Rakuten en juin 2010. L'ancien directeur de la communication du groupe remplace à ce poste son cousin, Pierre Kosciusko Morizet. Mais Olivier Mathiot n'est pas seulement co-fondateur de l'une des start-up à succès du web hexagonal. Porte-parole des entrepreneurs "pigeons", business angel, président de l'association France Digital, il représente les intérêts du monde entrepreneurial en France.

Les quatre vies d'Olivier Mathiot, nouveau PDG de PriceMinister
Les quatre vies d'Olivier Mathiot, nouveau PDG de PriceMinister © capture d'écran Linkedin

1. Professionnel de la communication chez PriceMinister

2000. Un déjeuner informel. Pierre Kosciusko Morizet présente son projet de plate-forme de e-commerce à son cousin Olivier Mathiot. Il se joint immédiatement au projet et devient l'un des cinq co-fondateurs de PriceMinister. Depuis la création du site web en 2000 à Paris, il est resté au même poste : directeur du marketing. Le rachat de la société pour 200 millions d'euros par le groupe japonais Rakuten en juin 2010 n'y a rien changé.

Constamment à l'affût des faits et gestes de ses concurrents, attentif à l'air du temps, il développe une communication originale autour du site, comme l'illustre la publicité ci-dessous.

Après avoir fini HEC, le jeune homme a fait ses armes dans le monde de la publicité : il est passé chez CLM-BBDO, puis chez DDB, où il a essayé de donner un second souffle à l'image de grandes marques, comme Badoit ou Danone. Ce 29 avril 2014, il a pris les rênes de la société PriceMinister, succédant à l'ancien PDG, Pierre Kosciusko Morizet.

2. Porte-drapeau des entrepreneurs français

La réussite entrepreneuriale d'Olivier Mathiot et des autres fondateurs de PriceMinister n'est pas passée inaperçue : en octobre 2013 il est nommé co-directeur de l'association France Digital, en tant qu'entrepreneur. Il préside l'association avec Marie Ekeland, qui représente la sphère des investisseurs. Créée en 2012, cette organisation hexagonale vise à créer des ponts entre les créateurs de start-up du net et les détenteurs de capitaux (business angels et capitaux-risqueurs), pour créer les géants français du web de demain.

Pour y parvenir, Olivier Mathiot et les fondateurs de la structure misent sur la création d'un réseau dense d'entrepreneurs, sur le transfert de connaissances et sur le lobbying. Les premières cibles sont les institutions publiques françaises, les grands acteurs économiques, les médias et la Commission Européenne. Olivier Mathiot remplit parfaitement cette mission, lui qui a été nommé en décembre 2013 au comité stratégique de la filière numérique par Fleur Pellerin (alors ministre des PME, de l'innovation et de l'économie numérique).

Cet engagement pour les entrepreneurs, il l'a aussi manifesté en devenant porte-parole du mouvement des pigeons, qui se sont regroupés spontanément entre octobre 2012 et octobre 2013, pour dénoncer le projet de loi de finances 2013. Prévoyant de réformer l'imposition sur les plus-values de cessions d'entreprises, il était accusé de décourager l'entreprenariat et l'investissement.

3. Investisseur dans de jeunes start-up

Olivier Mathiot n'aime pas le capital qui dort. Actionnaire minoritaire de PriceMinister, il est devenu millionnaire après la vente de l'entreprise à Rakuten. Il a réinvesti une partie de son capital dans près d'une vingtaine de start-up, comme la société Prêt d'union, une plate-forme web de crédit entre particuliers, ou encore Happyview, le premier opticien sur Internet agréé par la sécurité sociale.

4. Plume aiguisée

Le nouveau PDG de PriceMinister n’est pas seulement un forcené du numérique : c’est aussi un homme de lettres, qui a eu une brève expérience de journaliste au sein du quotidien France-Antilles avant de devenir publicitaire. Il a participé dans sa jeunesse à plusieurs concours littéraires en y présentant des nouvelles.

Le 21 septembre 2013, il publie chez Plon un essai. Dans "La Gauche a mal à son entreprise", il explique comment les sociétés pourraient devenir un instrument de sortie de crise pour l'Hexagone. Pour lui, la gauche doit se réconcilier avec les patrons pour donner une nouvelle dynamique économique au pays. Son prochain projet est plus littéraire selon Libération : il voudrait écrire un Bel Ami moderne, une fiction qui se déroulerait dans l’univers des jeunes entreprises innovantes...

Lélia de Matharel

 
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