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Les salariés de Kickstarter votent pour avoir un syndicat en leur sein

Quand Kickstarter jouait sa différence au sein du monde de la tech, elle n'imaginait peut-être pas qu'elle deviendrait la première de ces entreprises à accepter un syndicat en son sein. Le résultat d'une lutte qui aura duré 18 mois, rappelle le New York Times.
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Les salariés de Kickstarter votent pour avoir un syndicat en leur sein
Kickstarter, la première entreprise tech avec un syndicat dedans. © Trollaby / Kickstarter

L'entreprise de financement collaboratif Kickstarter va avoir un syndicat comme une entreprise normale, relatait le New York Times du 18 février. Cette proposition a été approuvée par 46 employés alors que 37 autres y étaient opposés. Cette question faisait l'objet de débats au sein de l'entreprise depuis plusieurs mois. 

 

150 000 dollars par an

Certains salariés opposés à la présence d'un syndicat estimaient qu'au sein d'une entreprise de technologie où les salariés perçoivent des salaires confortables, la présence des syndicats n'est pas nécessaire. D'ailleurs, le New York Times rappelle que les personnes occupant un poste de cadre dans le monde de la tech sont souvent payés plus de 150 000 dollars par an. Pas vraiment de quoi créer des clones high tech de Rosa Luxembourg ou de Lénine !

 

C'est pourtant la question qui monte dans les entreprises de la Silicon Valley. On rappellera les manifestations et autres débrayages chez Alphabet ou Google pour protester là pour un contrat avec le ministère de la Défense des Etats-Unis ou pour dénoncer le sexisme chez certaines de ces entreprises. 

 

Une Première

Les salariés de Kisckstarter seront affiliés au syndicat international des employés et professionnels (office and professional employees international Union). Avec ce vote, Kickstarter devient aux Etats-Unis la première entreprise du secteur tech où les salariés seront représentés par un syndicat. Reste à savoir si cette première créera un précédent. La syndicalisation reste un acte très controversé  outre-Atlantique.

 

Perry Chen, un des fondateurs de Kisckstarter , qui lors de l'édition de l'été 2019 des  Napoléons à Arles, expliquait pourquoi son entreprise n'était pas une start-up comme les autres

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