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LeWeb : L'Europe, un terreau favorable pour ses propres start-up

LeWeb a ouvert sa deuxième journée, ce mercredi 10 décembre, avec cinq start-up européennes qui ont réussi en Europe. Depuis Paris, Londres, Jerusalem, mais aussi Belgrade et Minsk, elles trouvent les ressources humaines, financières et se développent vers l'international.
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LeWeb : L'Europe, un terreau favorable pour ses propres start-up
LeWeb : L'Europe, un terreau favorable pour ses propres start-up © Photo François/LeWeb12

Face à la sinistrose du Vieux Continent, c'est avec un panel de cinq start-up européennes heureuses que LeWeb a ouvert sa deuxième journée. Autour de Julien Codorniou, responsable des partenariats avec les start-up pour l'Europe chez Facebook, cinq jeunes pousses sont ainsi venues de Paris (bien sûr), de Londres, de Jérusalem mais aussi - plus surprenant au premier abord - de Belgrade (Serbie) et de Minsk (Biélorussie). Alors qu'elles n'ont que quelques années d'ancienneté, elles ont témoigné de leur réussite, mais aussi de l'évolution d'une Europe (au delà de l'Union) qui devient, selon elle, un vrai terrain favorable pour leur évolution.

"L'Europe est d'abord très très sexy, tente tout simplement Branko Milutinovic, CEO fondateur du serbe Nordeus, s'inquiétant néanmoins de l'éventuel caractère politiquement incorrect de son affirmation. Nous avons la créativité, le design, la mode, l'architecture, la nourriture... Qui plus est, nous avons un très fort background d'ingénieur. Et n'oublions pas les jeux! Il y a une majorité d'européens parmi les 5 et même les 10 premiers mondiaux." Nordeus, éditeur de jeux de sports mobiles et sociaux, a dans son catalogue un des plus connus au monde, Top Eleven.

Rester à la maison, et croître

Les développeurs de haut niveau, des artistes de talents et un incubateur accompagné par le gouvernement biélorusse. Voilà ce qui retient à Minsk par exemple, le biélorusse Apalon, société de développement d'apps comme Weather Life, Calculator Pro ou My Alarm Clock. Et même mieux puisqu'il a réussi à grossir sans appel au financement, simplement en réinvestissant sers profits.

Côté israélien, on connait la puissance technologique, venue en particulier du militaire, de la "start-up" nation. Ainsi que la volonté des entreprises de se développer immédiatement à l'international, poussées par l'étroitesse du marché intérieur. Mais Itai Tsidon, cofondateur de Lightricks précise que la situation change, et que de plus en plus de start-up ont envie de rester indépendantes et de se développer en gardant leur bureau localement (Lightricks développe des apps mobiles dont Facetune, devenue numéro un des apps payantes dans 100 pays et qui a servi de modèle à Facebook pour l'acquisition d'utilisateurs mobiles.)

Londres, même avant TechCity

Quant à Londres, elle apparaît déjà comme une évidence pour le numérique. Mais Alexandra Depledge, fondatrice de Hassle, service de mise en relation de personnel de nettoyage avec des particuliers, raconte une histoire bien particulière. "Nous ne nous sommes jamais considérés comme une entreprise de technologie. Mais on savait que la technologie était le meilleur moyen d'arriver à nos fins. Nous avons eu rapidement une croissance de 60% par mois ! Et même si le nettoyage n'est pas très sexy, nous avons trouvé les fonds. Le Royaume Uni, ce n'est pas l'Amérique, mais nous avons la même langue, le même droit, etc. Nous avons pensé international dès le début. Mais depuis Londres. Cela a été plus dur, ici. Mais dans le bon sens: on doit être plus leans et plus dynamiques."

Du côté du français Blablacar, le parc automobile européen se révèle tout à fait à la hauteur de ses ambitions. "Et en terme de e-commerce, le potentiel est même parfois plus important qu'aux USA, confirme Nicolas Brusson, cofondateur. La question pour nous, c'était plutot comment aborder l'Europe comme un marché unique. Nous avons choisi de nous installer rapidement."

Fini le test américain obligatoire

Il explique également qu'il aurait été impossible, il y a seulement quelques années, de ne pas aller faire ses preuves aux USA pour démontrer que son modèle serait viable en Europe. "Mais aujourd'hui on a une énorme présence ici. Et nous n'avons pas de plans pour les USA, mais pour la Russie, la Turquie..."

Il y a seulement 4 ou 5 ans, tout le monde dissuadait ces entrepreneurs de se lancer. Aujourd'hui, tout le monde les soutient. Y compris les capital-risqueurs européens. Leurs défis pour l'avenir ? Sans doute, retrouver le sommeil qu'ils disent tous avoir perdu, pour commencer. Mais Alexandra Depledge en cite deux autres, de taille : "Attirer les talents, pour commencer! Et s'adapter à des régulations différentes dans chaque pays. Si on arriver à gérer ça, on a une vrai chance. En tous cas, moi, je vais tenter ma chance !"

Emmanuelle Delsol

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