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Microsoft veut "effacer" son empreinte carbone d'ici 2030

Pour lutter contre le changement climatique, Microsoft veut aller plus loin que la neutralité carbone et arriver à un bilan carbone négatif d'ici 2030. Cette feuille de route s'applique aussi bien aux émissions directes de la firme qu'à sa chaîne d'approvisionnement. Pour répondre à ces objectifs, le géant technologique va injecter un milliard de dollars dans un fonds "d'innovation climatique" pour booster le développement des "technologies d'émission négative" (NET).  
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Microsoft veut effacer son empreinte carbone d'ici 2030
Microsoft veut "effacer" son empreinte carbone d'ici 2030 © Unsplash/Rawfilm

Sondés par le Forum de Davos, les chefs d'entreprise placent l'inaction climatique au sommet des dangers pour l'humanité (Global Risk Report). Cette vision semble être partagée par certains acteurs du numérique, dont Microsoft, qui a fait part de ses intentions écologiques dans un billet de blog publié le 16 janvier 2020. Le maître-mot : "carbon negative".

 

Augmenter la redevance carbone interne

La feuille de route dessinée par Microsoft repose sur deux objectifs majeurs : avoir un bilan carbone négatif d'ici 2030 et d'ici 2050, "éliminer tout le carbone que l'entreprise a émis soit directement, soit par sa consommation électrique depuis sa création en 1975". En effet, pour Brad Smith, président du géant technologique, "en matière de carbone, la neutralité ne suffit pas".

 

 

Le programme s'appliquera aux émissions directes produites par Microsoft ainsi qu'à l'ensemble de sa chaîne d'approvisionnement et de valeur. "Nous financerons cela en partie en augmentant notre redevance carbone interne, en place depuis 2012 et augmentée l'année dernière", précise Brad Smith. En effet, en avril 2019, la redevance carbone de l'entreprise est passée à 15 dollars par tonne pour toutes les émissions de carbone. Le géant technologique compte également aider ses fournisseurs et ses clients à réduire leur propre empreinte carbone.

 

Un fonds doté d'un milliard d'euros

Pour répondre à ces objectifs, Microsoft lance un nouveau fonds "d'innovation climatique" doté d'un milliard de dollars "pour accélérer le développement mondial des technologies de réduction, de capture et d'élimination du carbone". Ainsi, il compte développer des "technologies d'émission négative" (NET) parmi lesquelles le reboisement, la bioénergie avec capture et stockage du carbone (BECC), le "Direct air capture" (processus de capture du dioxyde de carbone de l'air ambiant)… Il prévoit également de se fournir uniquement en énergies renouvelables pour tous ses data centers, ses bâtiments et ses campus d'ici 2025. 

 

Les progrès seront compilés dans un rapport que Microsoft publiera chaque année. Il détaillera son impact carbone et son parcours de réduction. Cette année, la firme américaine prévoit d'émettre 16 millions de tonnes de carbone. Environ 100 000 seront des émissions directes et environ 4 millions seront des émissions indirectes liées aux consommations énergétiques. Les 12 millions de tonnes restantes proviendront des autres émissions indirectes, soit toutes les émissions de gaz à effet de serre qui ne sont pas liées directement à la fabrication d'un produit mais à d'autres étapes du cycle de vie du produit.

 

Une feuille de route  "audacieuse"

Brad Smith en est conscient, "c'est un projet ambition, voire audacieux". Il s'agit même là de la feuille de route environnementale la plus ambitieuse portée par un acteur du numérique. En septembre 2019, Amazon avait lancé l'initiative "Climate pledge" pour remplir les objectifs de l'Accord de Paris avec 10 ans d'avance. Le géant de l'e-commerce assurait ainsi atteindre la neutralité carbone en 2040 en déployant une flotte de 100 000 camionnettes électriques de 2021 et 2030. Pour compenser les émissions restantes, il prévoyait d'investir 100 millions de dollars dans la restauration et la protection des forêts, des zones humides et des tourbières.

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