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Mobeye lève 1,2 million d’euros pour développer son application de crowdsourcing

Pour développer de nouveaux services et se déployer à l’international, Mobeye a décidé de renforcer ses fonds propres. L’application qui permet de remonter rapidement aux industriels des informations sur l’implantation de leurs produits dans les magasins, prévoit de gonfler ses effectifs et de doubler de taille en 2015.
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Mobeye lève 1,2 million d’euros pour développer son application de crowdsourcing
Mobeye lève 1,2 million d’euros pour développer son application de crowdsourcing

Elle veut surveiller de plus en plus de magasins. L’application Mobeye vient de lever 1,2 million d’euros auprès du fonds d’entrepreneurs Aurinvest Capital et de business angels pour renforcer ses équipes. La start-up, créée en juin 2013, a développé un service web pour faire remonter aux marques grand public des informations sur l’implantation de leurs produits dans les rayons des magasins.

"Nous avons choisi Aurinvest Capital parce que c’est un fonds constitué de chefs d’entreprise, confie Augustin Rudigoz, le président et cofondateur de la start-up. Nous voulions trouver de la 'smart money', c’est-à-dire pouvoir bénéficier, en plus du capital, de réseaux et de conseils." Deux business angels, tous deux anciens dirigeants de grands groupes de l’industrie agroalimentaire, accompagnent l’augmentation de capital et participent de la même logique. Philippe Reboul, ancien directeur du business développement chez Coca-Cola, et Vincent Robert, ancien président d’Orangina Schweppes, apportent leur expérience sur le développement de l’entreprise et le marketing.

Mobiliser les consommateurs

Le concept de Mobeye repose en fait sur la mobilisation des consommateurs équipés d’un smartphone pour aller chercher les informations dans tous les points de vente en France. Quand un particulier se connecte à l’application Mobeye, il reçoit des propositions de magasins à visiter, avec le type d’information recherché (disposition des produits, prix, campagnes promotionnelles, etc.). Il doit alors les prendre en photo et les envoyer à la plateforme internet. De leur côté, les entreprises clientes font des demandes de mission auprès de la plateforme de Mobeye.

Mobeye en chiffres

Chiffre d’affaires : non communiqué
Effectif : 13 personnes
Montant de la levée de fonds : 1,2 million euros
Investisseurs : Aurinvest Capital, investisseurs privés
Secteur : numérique, marketing

"Nous facturons à notre client un prix à la visite du magasin et nous en redistribuons une partie à notre communauté, reprend Augustin Rudigoz. Nous fonctionnons ensuite sur le principe de l’achat des droits des photos que les particuliers nous envoient." Les marques clientes payent entre 10 et 15 euros par magasin visité et Mobeye reverse 4 à 5 euros au particulier. Selon la start-up, un particulier peut gagner entre 50 et 100 euros par mois en visitant deux ou trois points de vente par semaine.

La start-up a déjà convaincu une cinquantaine de marques de lui confier des missions, dont Nestlé, Sony, Ferrero, Unilever, Adidas, Total, etc. Et près de 95 000 particuliers se sont inscrits sur la plateforme, dont environ 10 000 en Belgique.

Après presque deux ans d’existence, la jeune entreprise doit désormais changer d’échelle. La levée de fonds va lui permettre de gonfler ses équipes. Elle prévoit de recruter entre 5 et 10 personnes dans les prochains mois, aussi bien côté technique que côté commercial. Les fondateurs veulent en effet continuer de développer de nouveaux services tout en intensifiant le travail avec les marques. "Nous voulons entrer dans une logique de partenariat de long terme avec nos clients pour identifier leurs problématiques et y répondre par de nouvelles solutions", explique Augustin Rudigoz.

En parallèle, Mobeye compte s’installer sur de nouveaux marchés. "100 % de nos clients sont présents à l’international, il serait donc dommage de nous limiter au marché français", souligne le fondateur. Avec un objectif ambitieux. La start-up compte doubler de taille en 2015.

Arnaud Dumas

L’argument convaincant

En misant sur le crowdsourcing, ou production participative, la start-up permet de réduire les frais de marketing des industriels. En quelques mois d’existence, elle a réussi à convaincre de nombreuses grandes marques. Reste à confirmer sa capacité de les suivre à l’international.

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