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Mounir Mahjoubi à la rencontre des start-up à Lille

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Depuis le 27 octobre, et jusqu'en février 2018, Mounir Mahjoubi vient à la rencontre des start-ups de différents secteurs d'activité, pour connaitre leurs difficultés. À Lille, le secrétaire d’État en charge du Numérique  a échangé avec des entrepreneurs du retail et des "agritechs", en particulier sur les questions de ressources humaines.

Mounir Mahjoubi à la rencontre des start-up à Lille
Mounir Mahjoubi à la rencontre des start-up à Lille © Antoine Cappelle
Après Rennes, Angers et Dijon, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État en charge du Numérique, était ce mercredi 8 novembre 2017 à Lille dans le cadre de son "Start-up tour". À la demande du Premier ministre, il vient à la rencontre des entrepreneurs pour connaître les "sujets irritants" auxquels ils se voient confrontés. Pour le gouvernement, le but est "que tous les acteurs concernés puissent réfléchir, avec les start-up, aux solutions possibles". "Il y a une vraie fenêtre d'opportunité avec le projet de loi pour la croissance des entreprises qui sera présenté au printemps", explique Mounir Mahjoubi, avant d'écouter les startuppers lillois d'Euratechnologies, le pôle d'excellence économique dédié aux technologies du numérique.
 
 
La problématique RH au coeur des discussions

Ces consultations sont sectorielles. Ici, une douzaine d'acteurs du commerce numérique sont réunis autour de la table. La discussion s'oriente sur les ressources humaines: les entreprises rencontrent des difficultés à recruter. Beaucoup de jeunes diplômés semblent préférer la sécurité d'un poste dans un grand groupe au risque de rejoindre une entreprise dont la pérennité n'est pas garantie. De plus, les grands groupes sont présents dans les écoles pour effectuer leurs recrutements, et ont les moyens de payer des étudiants en alternance. Les start-ups, elles, ont du mal à attirer des profils qualifiés. Mais aussi, parfois, à licencier: "Nous n'avions pas les moyens de payer des licenciements économiques, nous avons donc du liquider notre boite de 15 personnes", regrette l'un des participants.

Mounir Mahjoubi écoute les expériences, et explique les différentes stratégies du gouvernement. Un mot d'ordre: la simplification, afin d'exonérer les petites entreprises de certains effets de seuil pénalisants. "Il est compliqué de mettre en place un CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) lorsque l'on a grandi très rapidement", illustre-t-il. Le secrétaire d’État donne des conseils, et oriente les réflexions des entrepreneurs. Ainsi, pour faciliter la mise en place de formations dans le cadre de la Grande École du Numérique, il pointe l'exemple des grandes entreprises qui s'engagent à embaucher de personnes qui en sont issues. Les entrepreneurs se saisissent de l'idée, et Mounir Mahjoubi leur suggère de travailler pour cela en collaboration avec Pôle Emploi.
 
Partage d'experiences
 
Les discussions se poursuivent en abordant notamment la question de l'accès aux données dans le cadre de l'open data, ou encore la sensibilisation au numérique dès l'école. Puis les représentants des start-ups laissent la place à leurs homologues spécialisés dans les solutions numériques pour l'agriculture, qui évoquent eux aussi leurs difficultés en terme de recrutement. "La question des ressources humaines et du déficit de compétences est transversales aux différents secteurs", observe Mounir Mahjoubi. Après plusieurs de ces rendez-vous, des tendances se dessinent. "D'autres thématiques sont plus spécifiques: l'accès aux données intéresse les acteurs de la distribution, tandis que ceux qui travaillent sur l'Internet des objets se préoccupent plus de la régulation du réseau."

"Nous avons entre nous des problématiques similaires", indique Gauthier Vignon, co-fondateur de Dagoma, fournisseur d'imprimantes 3D. "Cela nous permet de forger facilement un discours commun pour porter un message efficace. Nous savons que la mise en place d'outils législatifs est longue, mais nous espérons que les actions à venir seront en phase avec nos besoins." Pour compléter ces visites aux start-ups, une plate-forme sera mise en ligne la semaine prochaine, afin de recueillir d'autres expériences. "Cela nous permettra notamment de toucher des entreprises qui ne sont pas intégrées dans un écosystème tel que celui d'Euratechnologies, et qui n'ont pas forcément les mêmes problématiques", explique Mounir Mahjoubi. Cette consultation devrait être ouverte au moins jusque fin décembre. D'ici là, le secrétaire d’État poursuivra sa tournée, avec des visites à Montpellier et Bordeaux.
 
 
Présentation du Start-up Tour en vidéo

 

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