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"Nous présentons une solution inédite d’interopérabilité pour la domotique", affirme Marcel Torrents, président de Confluens

Entretien Lever l’un des obstacles majeur au décollage de la domotique en assurant l’interopérabilité entre les équipements. C’est la mission de la start-up Confluens, créée en 2013 par CDVI, Somfy, Delta Dore, Legrand, Schneider Electric et Hager. Son président,  Marcel Torrents, a dévoilé le 25 juin le prototype de la solution qui sera commercialisée début 2016. Il détaille, en exclusivité, à L’Usine Nouvelle ses ambitions.
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Nous présentons une solution inédite d’interopérabilité pour la domotique, affirme Marcel Torrents, président de Confluens
"Nous présentons une solution inédite d’interopérabilité pour la domotique", affirme Marcel Torrents, président de Confluens

Où en est Confluens dans son développement ?

Nous présentons le 25 juin  le prototype de la solution d’interopérabilité sur laquelle a travaillé Confluens depuis sa création : un méta langage capable de communiquer avec les différents protocoles, standards ou propriétaires, de la domotique. Nous comptons commercialiser cette solution au premier trimestre 2016.

 

Pourquoi la domotique a-t-elle besoin de plus d’interopérabilité ?

La domotique a besoin de parler aux différents systèmes de la maison, et donc à différents écosystèmes puisqu’aucun industriel n’a toutes les briques de la maison connectée. Or il y a beaucoup de standards, de protocoles de communication différents, ce qui veut dire au fond qu’il n’y a pas de vrai standard. C’était le cas à la création de Confluens, ça l’est encore plus aujourd’hui : ces dix-huit derniers mois, 4 grands standards sont nés, portés respectivement, par Apple, Google, Samsung et Qualcomm ! Cette bataille entre standards nous paraît un peu vaine. Nous prônons l’interopérabilité pour pallier le manque de communication.

 

En quoi la solution de Confluens résout-elle ce manque de communication ?

Ce n’est pas une solution d’interopérabilité totale, ce qui aurait signifié créer encore un nouveau standard. Nous avons de façon pragmatique passé une première étape qui permet d’actionner des équipements répondant à différents protocoles dans le cadre de 7 scénarios à forte valeur d’usage. Par exemple, l’application du scénario "départ en vacances" va ordonner aux volets roulants de se fermer, aux lumières et au chauffage de s’éteindre, à l’alarme de se mettre en marche, etc. Pour arriver à cela, nous avons défini une série de mots-clés et des dictionnaires qui permettent à chaque écosystème de les comprendre.

 

N’existe-t-il pas déjà des solutions d’interopérabilité ?

La solution de Confluens est unique. Il y a des solutions d’interopérabilité capables de gérer plusieurs langages, mais il faut passer dans le cloud ou utiliser des équipements puissants donc coûteux. En outre, ces solutions n’ont pas accès aux langages propriétaires. En étant simplement intégrée dans les "box" des constructeurs, Confluens permet aux différents protocoles, propriétaires ou non, de communiquer entre eux d’une façon certes limitée mais qui apporte de la valeur à l’usager.

 

Quelles sont vos ambitions pour Confluens ?

Nous visons le marché mondial. Ce n’est pas une démarche restreinte à la France. Schneider, Legrand, Somfy, pour ne citer qu’eux, sont des leaders mondiaux dans leur domaine. Nous voulons que de nombreux autres partenaires rentrent dans Confluens pour l’étendre, et notamment les grands acteurs allemands. Nous pourrons réfléchir à de nouveaux scénarios et enrichir Confluens au fur et à mesure, même si l’objectif n’est pas de faire une "box" Confluens qui pilote tout le monde. Nous laissons à chacun le contact avec le client et la capacité à lui offrir des services.

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