Optiflows lève 900 000 euros pour lancer à l'international sa plate-forme de connectivité 

Avec le soutien des business angels, un financement de Bpifrance, et l’obtention du pass French Tech, Optiflows espère accélérer son expansion internationale.

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Optiflows lève 900 000 euros pour lancer à l'international sa plate-forme de connectivité 

Optiflows va pouvoir entamer son internationalisation. Le jeune éditeur de logiciel, créé en 2011, vient de lever 900 000 euros auprès de l’association de business angels Investessor, du Fonds régional de co-investissement de la région Ile-de-France géré par Cap Décisif Management et de la SSII Noveo Group. L’augmentation de capital sera complétée par un prêt de Bpifrance de 400 000 euros.

La start-up a de quoi séduire les investisseurs. Elle a réussi à atteindre son premier million d’euros de chiffre d’affaires en trois ans d’existence (après 350 000 euros en 2013) et compte 400 systèmes installés chez ses clients.

Faire communiquer tous les systèmes de l’entreprise

"Nous avons créé une plate-forme de connectivité pour le monde industriel", résume Christophe Le Dantec, le président d’Optiflows et cofondateur avec David Fermet, le directeur marketing, et Ludovic Havel, le directeur technique. Baptisée Surycat, la plate-forme logicielle permet en fait de rendre interopérables tous les systèmes de l’entreprise et de les faire communiquer entre eux. Automates, systèmes internet, objets connectés, téléphonie, smartphone… Tous dialoguent, comme dans un réseau social, quel que soit leur âge.

L’argument convaincant

La plateforme Surycat, développée par Optiflows, présente l’avantage de connecter des systèmes anciens, sans avoir à révolutionner tout son équipement.

La plate-forme promet ainsi aux organisations d’entamer leur transition numérique à moindre coût, sans changer tous leurs équipements. Elles peuvent ensuite ajouter des services en fonction de leur métier. Très développé dans le secteur hospitalier, Surycat permet par exemple de gérer les appels des infirmières par les patients, les rappels de rendez-vous avec les médecins, etc. La start-up s’est également développée dans l’industrie, pour connecter les différents systèmes des usines, et prévoit de travailler sur les smart cities.

Renforcer l’équipe commerciale

La levée de fonds va désormais permettre à Optiflows d’accélérer son développement. "Nous avons pu, jusqu’à maintenant, structurer notre équipe de R&D", explique Christophe Le Dantec. De six personnes en septembre 2014, la recherche et développement est passée à onze personnes actuellement, sur les quinze salariés de l’entreprise.

"Nous avons maintenant un fort besoin d’embauche pour développer le commercial et l’accompagnement à l’international", poursuit le dirigeant d’Optiflows. Sur les 400 sites où la plate-forme Surycat a été déployée, 80 % se trouvent en France, le reste en Belgique, aux Pays-Bas, en Espagne et aux Etats-Unis. La start-up doit désormais se globaliser pour renforcer sa présence mondiale.

Elle n’a pas le choix. L’américain Thingworx ou l’allemand Cumulocity se sont déjà lancés. "C’est une course contre la montre, soutient Christophe Le Dantec. D’autres acteurs arrivent sur ce marché, nous devons donc aller vite." Le pass French Tech, qu’Optiflows vient d’obtenir, devrait l’y aider. Coordonné par Bpifrance, ce label permet d’accéder à des services premium des diverses agences d’aides aux start-up (Business France, Direction générale des entreprises, Coface, Bpifrance, Afic, etc.).

En complément, la start-up se prépare déjà à faire le tour des capitaux-risqueurs. Elle envisage une deuxième levée de fonds en 2015.

Arnaud Dumas

Optiflows en chiffres

Chiffre d’affaires : 1 million d’euros en 2014

Effectif : 15 personnes

Montant de la levée de fonds : 900 000 euros

Investisseurs : Investessor, Cap Décisif Management, Noveo Group

Secteur : logiciel

 

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