Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Paris teste le French Tech Ticket pour attirer les entrepreneurs étrangers

Paris va tester dès 2016 un dispositif d'accueil d'entrepreneurs étrangers, le French Tech Ticket. 60 porteurs de projets doivent être accueillis et accompagnés (notamment financièrement) la première année. Le dispositif pourrait être étendu aux autres métropoles French Tech en cas de succès.

Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Paris teste le French Tech Ticket pour attirer les entrepreneurs étrangers
Paris teste le French Tech Ticket pour attirer les entrepreneurs étrangers © Sylvain Arnulf - L'Usine Digitale

La France s'arme dans la guerre internationale des talents. Après avoir annoncé la mise en place d'un passeport talents, le pays va accompagner la venue de 60 créateurs de start-up chaque année dès 2016. Ils bénéficieront d'un visa, seront accueillis dans les lieux d'innovation de Paris pendant au moins six mois et recevront une bourse de 12 500 euros chacun par Bpifrance. Ce dispositif, baptisé "Paris French Tech Ticket", a vocation à être étendu à d'autres métropoles françaises si l'expérience parisienne s'avère concluante. "Nous lançons avec Paris un bêta test", a commenté Axelle Lemaire, lors du lancement de l'opération le 20 mai à l'hôtel de ville de Paris.

un "welcome pack" séduisant

Tout sera mis en œuvre pour que les jeunes innovateurs se sentent comme chez eux à Paris. Ils seront suivis par un mentor entrepreneur et un référent administratif (tous deux bilingues, en théorie) pour les aider à prendre leurs marques dans l'environnement français. Ils bénéficieront d'un hébergement gratuit dans l'une des 9 structures partenaires et seront aidés dans leur recherche de logement. Un accompagnement individuel et collectif leur sera proposé.

Avec le French Tech Ticket, Paris cherche à retenir les étudiants étrangers déjà présents en France qui pourraient développer un projet de start-up à l'issue de leur cursus, mais aussi à attirer de nouveaux venus, des entrepreneurs débutant voulant tester le marché européen ou même relocaliser leur projet en France, par exemple. Les projets peuvent être de toute nature, à conditions qu'ils soient innovants, et aucune limite d'âge n'a été fixée.

attirer c'est bien, retenir c'est mieux

Le réseau diplomatique, économique, consulaire et culturel de la France partout dans le monde sera mis à contribution pour promouvoir l'appel à projets. Avec un kit de bienvenue bien rempli, le programme devrait n'avoir aucun mal à trouver des candidats. Toute la difficulté sera de retenir les talents à l'issue des six à douze mois de suivi. "Ils seront soigneusement sélectionnés par concours et on peut penser qu'on bout de six mois à un an, ils auront accompli beaucoup de choses et se seront donnés les moyens de rester dans le pays", veut croire la secrétaire d'Etat au numérique Axelle Lemaire.

La ville de Paris espère de son côté que ce dispositif va permettre "d'amorcer la pompe" et de lancer un mouvement plus large. "Nous voulons faire de Paris un hub mondial de l'économie de l'innovation, a rappelé Jean-Louis Missika, maire adjoint chargé du développement économique. A terme, nous visons 30 % de start-up d'origine étrangère dans nos incubateurs publics et privés."

"Erasmus des start-up"

Pour le Monsieur innovation de la ville de Paris, "il ne s'agit pas de pillage de talents mais d'échange". La capitale veut d'ailleurs mettre à profit ses liens avec d'autres grandes métropoles comme San Francisco, New-York, Tel Aviv, Mexico ou encore Montréal pour créer un "Erasmus des start-up". "On discute même avec Londres", sourit Jean-Louis Missika, alors que la "tech city" britannique est souvent opposée au hub parisien.

"A travers ce French Tech Ticket, on envoie un signal au monde entier sur l'attractivité de Paris, mais aussi de la France, poursuit-il. Quand l'Etat, la Région, la ville coordonnent leurs efforts, c'est tout le pays qui en profite". L'appel à projet sera lancé en juin, le jury tranchera à la rentrée pour permettre l'accueil d'une première promotion début 2016.

Sylvain Arnulf

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale