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Postmates veut faire de tout particulier un livreur pour concurrencer Amazon

Postmates est une application mobile de livraison rapide, lancée aux Etats-Unis, qui veut concurrencer Amazon en redonnant des outils digitaux aux commerçants de la ville.
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Postmates veut faire de tout particulier un livreur pour concurrencer Amazon
Postmates veut faire de tout particulier un livreur pour concurrencer Amazon

Alors qu'Amazon vient d'étendre son service "get it today" de livraison en un jour, à six villes américaine supplémentaires, la compétition s'organise. L'Usine Digitale avait déjà étudié la menace Instacart, une start-up californienne spécialisée dans la livraison à domicile en un jour, qui recrute des livreurs pour aller faire les courses des particuliers. De son côté Uber, le géant des VTC aux Etats-Unis, a commencé une expérience sur ce terrain en avril avec "Uber rush", un service de livraison à vélo à New York et Boston.

Entre désormais en jeu Postmates, une start-up basée à San Francisco, qui entend révolutionner les services de livraison, avec un modèle similaire à celui d'Uber. Son service est déjà disponible dans une dizaine de villes américaines (San Francisco, New York, Chicago, Seattle, Washington DC...).

"Hacker la ville"

"Nous pouvons effectuer des livraisons dans de nombreux endroits à San Francisco plus rapidement qu'Amazon", explique le PDG de Postmates, Bastian Lehmann, rencontré lors de la Data Driven Conference à San Francisco. L'application mobile permet une livraison dans l'heure à moindre coût, utilisant un réseau de plus de 4000 livreurs : des particuliers qui ont à leur disposition un smartphone et un moyen de transport rapide. Chacun devient un livreur potentiel, optimal pour quadriller la ville.

Postmates permet de livrer de la nourriture provenant de restaurants ou d'épiceries, et des produits de différentes boutiques comme Apple ou American Apparel. Une livraison coûte de 5 à 20 dollars (4 à 14 euros) selon l'heure et le produit. "La majorité de cette somme revient au livreur ainsi que l'intégralité des pourboires" précise le site de l'entreprise.

"Nous voulons 'hacker' la ville", comme l'a fait Uber, explique le PDG, afin de "permettre aux utilisateurs d'avoir accès à n'importe quel magasin". Il veut mettre à contribution les petits commerçants comme les grands magasins, afin d'inclure le maximum de produits dans son service de livraison, pour satisfaire tous les besoins. La rapidité promise - un service rendu en moins d'une heure - est son cheval de bataille. Le temps entre la commande et la livraison est le nerf de la guerre sur ce marché.

Le service "anti-Amazon"

"Nous construisons un produit pour concurrencer Amazon, nous sommes un peu l'anti-Amazon, affirme Bastian Lehmann. Les commerçants sont intéressés car avec notre service ils peuvent concurrencer Amazon directement". En effet, Postmastes voit une opportunité pour de nombreux commerces qui ne possèdent pas de service de livraison, ou qui n'ont pas encore opéré leur révolution digitale et à qui Postmates donne un avantage compétitif. "Pouvons-nous donner accès aux commerçants à un service de livraison du type Fedex ?", s'est demandé Bastian Lehmann au début de l'aventure. En connectant ces derniers à son application mobile, Postmastes leur offre une plateforme technologique, et augmente leurs capacités de livraison.

"En ce qui concerne les restaurants, notre service leur apporte du revenu supplémentaire, ajoute-t-il, car nous étendons leur capacité et zone de livraison." La nourriture préparée concerne pour l'instant 80% des commandes honorées par Postmates. La start-up veut maintenant dominer les autres marchés, "livrer tous types de produits".

Nora Poggi

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