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Pour l’ESN Open, la transformation numérique des entreprises repasse par l’informatique

La SSII devenue ESN Open met en avant sa nouvelle organisation pour la transformation numérique de ses clients. Mais désormais, elle insiste sur l’indispensable imbrication avec ses compétences informatiques traditionnelles pour passer en phase d’industrialisation.

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Pour l’ESN Open, la transformation numérique des entreprises repasse par l’informatique
Pour l’ESN Open, la transformation numérique des entreprises repasse par l’informatique © Open

Au commencement étaient le service informatique et ses SSII (Sociétés de service en ingénierie informatique). Puis est arrivée la transformation numérique et ses ESN (Entreprises de service numérique). Un changement d’acronyme poussé par les entreprises elles-mêmes, et avec lequel elles ont tenté de faire oublier qu’elles savaient magner le code pour ne finalement parler plus que d'usages. Une passade ? En 2016, si l’on écoute les dirigeants d’Open, la donne change. Ces SSII, devenues ESN, doivent jouer sur une imbrication étroite entre leurs deux compétences pour faire passer leurs clients à une phase d’industrialisation de leur transformation numérique.

 

L’informatique is back

"On ne peut plus dissocier le moteur informatique de la démarche de transformation numérique, a ainsi précisé Frédéric Sebag. Il faut rationaliser l’existant et l’adapter." Le co-président d’Open évoque par exemple les cycles classiques de développement qui doivent évoluer vers un mode d’intégration continue, avec de nouvelles versions en permanence, comme sur dans le monde du mobile. Toutes les entreprises doivent passer à ce modèle. Autrement dit, pas de transformation numérique sans passer par l’informatique, mais une informatique elle-même transformée. Frédéric Sebag rappelle qu’Engie vient de nommer CDO son DSI groupe Yves Le Gelard et que la SNCF a recruté pour cette même fonction le CTO de Sanofi, Benoît Tiers.

 

"A la Netscouade, nous avons depuis toujours la conviction que la révolution numérique est une révolution des usages, mais qu’on ne peut pas être bon en numérique si on ne met pas les mains dans le code, a résumé Benoît Thieulin, fondateur de l’agence acquise le 1er septembre par Open, désormais directeur de l’innovation de l’ESN. Nous avons une culture technologique et nous avons toujours eu des ingénieurs." Pour ces raisons, l'ancien président du CNNum a préféré dire oui à Open plutôt qu’à ses concurrentes intéressées ou aux grandes agences de communication digitale qui l’ont aussi approché. L’idée : proposer l’indispensable articulation de ses compétences avec les métiers de l’informatique. "On est très heureux de se rapprocher de cette entreprise de geeks. Nous aussi, on est un peu geeks...", témoigne-t-il.

 

L’absorption de La Netscouade est la dernière étape en date de la nouvelle organisation mise en place par Open pour continuer de proposer des services de transformation numérique à ses clients. A l’occasion de l’annonce de ses résultats (chiffre d'affaires de 152,6 millions d’euros au premier semestre 2016, et bénéfice net de 5,4 millions d’euros en hausses respectives de 7,8% et de 69% par rapport à 2015), Open a détaillé les autres démarches entreprises depuis l’annonce il y a un peu moins d’un an de sa nouvelle stratégie pour 2020.

 

5 agences numériques et 4 plates-formes Saas

Outre ses services de base, pour se transformer, Open a ouvert début 2016 quatre agences, une pour chaque expertise qu’il compte développer sur la transformation numérique : la mobilité et la géolocalisation, l’Internet des objets, le big data et le commerce. Les deux dernières proviennent des acquisitions respectives des jeunes pousses Kynapse et Lateos. La Netscouade devient la cinquième agence d’Open, concentrée sur la communication digitale et l’influence. Du côté des solutions proposées à ses clients, le groupe a aussi mis en place quatre plates-formes en Saas pour la géolocalisation, l’analyse sémantique des réseaux sociaux, la banque et l’immobilier. "Une transformation de notre modèle économique habituel, a rappelé Guy Mamou-Mani, co-président d’Open, avec des abonnements directs, des licences..."

 

Open a aussi développé au sein de son agence spécialisée dans le big data un dispositif et une méthodologie permettant à ses clients de faire le tri entre les nombreuses initiatives digitales qui fleurissent chez eux et d’accompagner celles qui en ont besoin. Fastlab est une zone dans laquelle des équipes pluridisciplinaires prototypent les projets et sélectionnent en toute connaissance de cause ceux qui seront développés au sein de l’entreprise. Engie en est l'un des premiers utilisateurs. "L’objectif, c’est de monter sur les questions de stratégies d’innovation par le levier du numérique," résume Frédéric Sebag.

 

La transformation des services traditionnels

Autant de nouveaux services qui s’appuient sur les compétences historiques de l’ESN qu’elle a entrepris de faire évoluer pour s’adapter à la transformation numérique. Au management des applications et des infrastructures, elle ajoute désormais un développement en mode "devops". Des méthodes qui permettent d’automatiser le développement, de rendre les processus plus agiles, et de s’adapter rapidement et en cycle continu aux exigences de la transformation numérique.

 

Cette imbrication entre l'activité transformation informatique (51 millions d’euros de chiffre d'affaires, en croissance de 10%) et l'activité transformation numérique (20 millions d’euros, en croissance de 20%), crée de l’attractivité pour les marchés, mais aussi pour les collaborateurs et les candidats à l’embauche, si l’on en croit Open. Le groupe a un solde positif de 128 personnes au premier semestre. "Un record, insiste Guy Mamou-Mani. Et ce, même si notre turn over est passé de 15% à près de plus de 20%. C’est juste le signe d’un marché en bonne santé !"

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