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Pour les start-up aussi "ça va bien" et "ça pourrait aller encore mieux" avec davantage de souplesse

Étude L'institut CSA a réalisé avec le constructeur informatique Dell une étude auprès d'un échantillon représentatif de start-up françaises. En 2015, une majorité d'entre-elles a créé plus d'un emploi et la tendance devrait se poursuivre. Toutefois, si la création de start-up est jugée facile grâce aux dispositifs existants, le développement est beaucoup moins aisé. La fiscalité des entreprises, le droit du travail mais aussi l'accès au crédit bancaire sont jugés comme étant des facteurs défavorables.
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Pour les start-up aussi ça va bien et ça pourrait aller encore mieux avec davantage de souplesse
Le fundtruck proposait de résoudre un des problèmes des start-up : trouver des fonds. © Patrick Desavie

Pour l'emploi dans les start-up 2015 n'aura pas été une si mauvaise année. Selon une enquête réalisée par CSA pour Dell, deux tiers des entreprises interrogées (*) déclarent avoir créé au moins un emploi dans leur entreprise. En moyenne, ce sont 4,68 emplois par entreprise qui ont été créés l'an dernier. Dans 41 % des entreprises concernées, 1 à 2 emplois ont été créés. 3 à 5 emplois l'ont été dans 37 % des firmes et plus de 5 dans seulement 22 %. Autre enseignement de cette étude : 82 % des entreprises qui ont créé des emplois ont eu recours à des CDI.

 

Et la tendance devrait se confirmer en 2016. 81% des chefs d'entreprises interrogés indiquaient prévoir des recrutements en 2016, 4,46 en moyenne.

 

L'envie de conquérir des marchés internationaux

Pour relativiser ce qui y verrait un peu trop rapidement une confirmation des oracles élyséens, une des sources de l'optimisme des dirigeants de jeunes pousses vient des perspectives promises par la conquête des marchés internationaux. Ainsi, parmi ceux (45% de l'échantillon) qui à l'heure de l'étude ont une activité strictement nationale, 82% estiment qu'ils vont développer leur activité en dehors des frontières hexagonales. 27% prévoient de le faire dès 2016 et 38% en 2016 ou 2017.

 

Décidemment en rupture par rapport à certains discours sur la difficulté d'être un créateur d'entreprise, 66 % des startupers estiment qu'il est facile de créer une jeune pousse en France. 91% de ceux-ci expliquent que cela est dû aux dispositifs mis en œuvre, 48% jugent que les dispositifs de financements et les coûts de création les ont aidés. Mais seulement 18 % trouvent que les mentalités et l'environnement est favorable. Pis : 4% considèrent que l'existence d'un vivier de talents est un facteur facilitant la création.

 

Toutefois, ils estiment qu'il est difficile de faire grandir son entreprise. 78% des dirigeants interrogés partagent cet avis.

 

L'infrastructure numérique, un facteur favorable

L'étude de CSA a aussi demandé aux créateurs de start-up quels étaient les facteurs favorables ou défavorables à leur activité. Une large majorité considère que les infrastructures numériques (77%), les conditions de création d'une entreprise (77%) ou le soutien des pouvoirs publics, qu'il s'agisse de mesures fiscales ou de création de pépinière (73%) sont des facteurs favorables aux start-up. En revanche, trois points noirs sont mis en évidence, qui rapprochent les start-up des autres entreprises : le niveau de la fiscalité ou les conditions de souscription d'un prêt bancaire sont jugés comme des facteurs défavorables par trois entreprises interrogées sur quatre. Le droit du travail est perçu comme un élément favorable par seulement 15% des dirigeants consultés (82% le jugent défavorable).

 

Rien d'étonnant donc si les principales demandes exprimées à l'égard des pouvoirs publics concernent pour 50% l'assouplissement des réglementations, suivi par l'assouplissement des charges et de la fiscalité (44%), une aide au financement (40%).

 

L'enjeu est d'importance car un tiers des personnes interrogées estiment que développer les start-up aura un impact positif sur l'emploi.

 

Fiche méthodologique : L'enquête a été réalisée par téléphone du 11 au 21 janvier selon la méthode des quotas auprès d'un échantillon représentatif de 300 startupers (taille, région, secteur d'activité).  

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