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Pourquoi Bill Gates ne devrait pas avoir peur de l'intelligence artificielle

L'intelligence artificielle fait peur à de nombreux patrons américains, comme le fondateur de Microsoft Bill Gates, mais aussi Elon Musk, le dirigeant de Tesla. Pourtant, comme le souligne Amor Bekrar, président de la société de conseil et d'analyse en solutions logicielles IFS France, cette technologie représente des opportunités immenses pour les entreprises. 
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Pourquoi Bill Gates ne devrait pas avoir peur de l'intelligence artificielle
Pourquoi Bill Gates ne devrait pas avoir peur de l'intelligence artificielle

"A quoi ressemblera une usine, demain ?", est le titre d’un grand dossier de l’Usine Nouvelle. Il ne s’agit plus de parler d’ "Usine du futur" mais bien d’"Usine de demain". Réalité augmentée, impression 3D, robotique, objets connectés, intelligence artificielle sont autant de technologies qui nous rapprochent, chaque jour un peu plus,  du "futur" tel qu’on pouvait l’imaginer dans les films de science-fiction d’il y a une dizaine ou une vingtaine d’années. L’intelligence artificielle est, plus particulièrement, celle qui fascine et affole.

Un récent sondage, réalisé à l’initiative du site d’informations technologiques Clubic et auquel 4 753 internautes ont répondu, a mis en exergue que l’intelligence artificielle est perçue comme un programme autonome, capable d’apprendre et de reproduire le fonctionnement du cerveau humain.

Des artistes­-robots

L’un des exemples les plus concrets  d’application de l’intelligence artificielle dans notre quotidien est très certainement l’assistant personnel, que l’on retrouve dans les smartphones et tablettes.

Mais il existe des formes d’intelligence artificielle encore plus poussées. On parle ici du "protocole de Riedl", du nom d’un professeur américain qui a établi qu’un ordinateur serait réellement intelligent le jour où il pourrait créer une œuvre artistique considérée comme faisant indéniablement appel à l’intelligence humaine. Or, de plus en plus d’exemples et d'expériences récents semblent effectivement valider le fait qu’un ordinateur est désormais capable de créativité.  Et donc capable d’intelligence, au sens le plus "humain" du terme.

Quel est le dénominateur commun entre le chef Watson d’IBM, qui créé des recettes de cuisine originales, et l’ordinateur de la Queen Mary university, qui conçoit des tours de magie inédits ?

aide à la prise de décision

La nécessité de traiter un très grand nombre de données, condition incontournable de l’auto-apprentissage, qui est lui-même le préalable indispensable à la créativité. Et ce n’est pas un hasard si les progrès récents accomplis par l’intelligence artificielle sont concomitants de l’avènement du big data.

Imaginons cette créativité dans l’entreprise : elle apporterait une vraie valeur ajoutée dans l’aide à la prise de décision, ce qui sera fortement bénéfique pour les industries. Technologiquement, cela est déjà possible grâce à des technologies existantes et maîtrisées liées au big data et à l’analyse prédictive. Du point de vue des métiers et des usages, elle se matérialiserait par une assistance intelligente ultra-personnalisée pour les collaborateurs.

Il s’agit là de l’étape suivante au déploiement d’une stratégie d’Internet-of-Things et de l’évolution des postes de travail. En effet,  associée à un objet connecté, l’intelligence artificielle peut décupler les performances des collaborateurs en leur apportant une assistance et une complémentarité sur des technicités, processus, réglementations ou encore sur le choix de produits grâce à la masse de données de l’entreprise et les moyens technologiques à sa disposition.

traduire automatiquement de documents

Tous les métiers de l’entreprise peuvent ainsi être concernés par cette technologie.  Elle peut se concrétiser par des fenêtres d’écrans apparaissant de manière suggestive pour gérer la prise de rendez-vous ou consister en une fonction automatique de saisie des comptes rendus exprimés vocalement par les techniciens lors d’intervention. Il peut, de plus, s’agir de vérifier les incoterms avant l’envoi d’un chargement à l’étranger ; traduire automatiquement des documents d’une langue à une autre ; s’assurer des bonnes conditions de stockage d’un lot dans un entrepôt, etc.

A chaque nouveau cycle d’innovation, il existe une part de craintes et de doutes. Il est normal que l’intelligence artificielle provoque certaines peurs. Mais si nous nous concentrons sur demain et non dans un futur assez lointain, ces peurs n’ont pas vocation à être fondées. A court terme, l’intelligence artificielle, utilisée et déployée comme un support aux collaborateurs permettra aux entreprises d’être plus performantes et plus innovantes. Elle représente un réel progrès technologique si elle est associée à une stratégie de gestion des big data et d’analyse prédictive, stratégie déjà mise en place dans de nombreuses entreprises ayant entamé leur transformation digitale.

Amor Bekrar, président d’IFS France

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